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L'habitat Gaulois

Habitat gaulois

Les habitations sur le territoire gaulois ont connu quelques évolutions au travers des 500 ans qui précède la période romaine. Ces changements seraient liés à l’évolution de la société qui passe d’une organisation politique princière locale à une aristocratie centralisée régionale. Preuves archéologiques pour chaque structure Chaque bâtiment laisse des traces typiques que les archéologues identifient au sol : [1]

  • Les greniers surélevés (pour le blé) : Ce sont les vestiges les plus fréquents et faciles à identifier. Les archéologues retrouvent ce qu'ils appellent des « bâtiments sur 4 ou 6 poteaux ». Les poteaux massifs rapprochés forment un carré parfait de quelques mètres carrés, ce qui prouve la présence d'un plancher surélevé pour protéger les céréales des rongeurs et de l'humidité. [1, 3, 4]
  • Les ateliers d'artisans (forge, tissage) : La présence d'ateliers est prouvée par les résidus retrouvés dans les fossés ou les "cabanes excavées" (structures semi-enterrées). Par exemple, les archéologues y découvrent régulièrement des scories de fer ou des enclumes (ateliers de forge) ainsi que des pesons de métier à tisser en terre cuite. [1, 2]

Déterminer un lieu d’habitation commence généralement par l’étude des poteries, des restes osseux, des bijoux (verre et fibules). Leurs localisations dans l’espace et leurs typologies. Cela permet de délimiter l’espace occuper et le type de bâtiments, éventuellement leurs surfaces. Céramiques d’importation : Campaniennes et amphores à partir du IIIème avant Parures en matière organique (lignite) : Très nombreuse, mais forme qui n’évolue pas donc ne permet pas de datation Premières occupations : artisanats mouture, tissage, poterie, travail des métaux (bronze et orfèvrerie). Nous regarderons l’organisation de l’espace chez les gaulois et son évolution dans le temps. Ensuite nous ferons un focus sur la construction de la maison gauloise pour finir pour revenir plus en détail sur les différents bâtiments qui composent un village.

La croissance démographique apporte une intensification de l’agriculture. L’agriculture d’abord diversifiée s’uniformise au Ier avant et se spécialiser. C’est principalement ce qui va déterminer l’organisation de l’espace habité.

I. Evolution de l’habitat

1. Du V au II avant

  • On retrouve des fermes ouvertes espacées. Ce ne sont pas des agglomérations. Avec de installations dispersées dans plusieurs enclos (habitat, grenier, parcage des bestiaux, lieu de travail ARCY
  • Parfois on trouve des bâtiments le long des routes. Peut-être là pour une halte (auberges), annexe de production
  • Villages rues. Bâtiments alignés et accolées les uns aux autres de part et d’autre de la voie ou de chaque côté. 

L’espace agricole L’agriculture d’abord diversifiée s’uniformise au Ier avant et se spécialiser. C’est principalement ce qui va déterminer l’organisation de l’espace habité.

En règle générale, l’Habitat est sur itinéraire fluvial. Commerce étrusque vin, sel, étain Il est également fonction du control des ressources agricoles et minière Ex Les bituriges connus pour l’exploitation des mines de fer et sa bonne maitrise de la métallurgie. Les habitats sont sur plusieurs zones attestées de ressources en minerais de fer Bourges ateliers sidérurgiques 1er avant Argentomagus Argenton sur creuse Cela peut également être l’exploitation de pierres et de schiste

Arcy Romance

Une ferme gauloise comprenait habituellement un espace principal délimité par un talus bordé de fossés, à l’intérieur duquel se trouvaient la maison d’habitation et des bâtiments abritant des activités domestiques, artisanales et agropastorales. Les dimensions de l’enclos et la taille des fossés révélaient la richesse du propriétaire. Autour de l’enclos se développaient les espaces agricoles liés aux cultures et à l’élevage, ainsi que d’éventuels espaces annexes dédiés à des activités spécialisées (parcage des animaux, par exemple). Isolement de l’espace domestique. Zones encloses. Pâturages près de enclos. Cultures de céréales plus loin

Stockage des céréales en silos, grenier surélevé, conteneur en céramiques démontre une complémentarité de l’entreposage ainsi que le dégagement de surplus. Bipartitions entre site producteurs et centralisateurs de récoltes.

Corent

Espace urbain C’est au cours du VIe siècle qu’émergent, au sein de ce tissu rural, des habitats agglomérés, perchés ou non. Leurs délimitations internes ou externes (palissades, fossés) montrent une organisation collective des espaces : rues et places, grands bâtiments de rassemblement, secteurs de stockage des denrées agricoles (greniers sur poteaux), « quartiers » dédiés à l’artisanat et à l’habitation

Émergence d’un complexe princier fin du VIeme

  • Résidence princière et larges faubourgs entourés d’artisanats
  • En lien avec des établissements ruraux
  • Fin du III habitats groupés à caractère artisanal

Ex : Levroux

Les habitations sont alors parfois accolées les uns aux autres de part et d’autre de la voie ou de chaque côté. Il faut attendre le courant du IIe siècle avant notre ère pour voir apparaître un réseau de fermes dotées d’enclos entourés de fossés, qui jalonnent littéralement le paysage au parcellaire structuré. Ces établissements vont du simple enclos de moins d’un hectare à l’enclos aux ramifications multiples d’une trentaine d’hectares : des différences de tailles, de formes, de densité d’occupation et de richesses matérielles (constituées notamment d’objets importés) qui dénotent une nette hiérarchie sociale. Cet essor reflète une intensification de la production agricole dont les surplus concourent aux échanges, à l’enrichissement des communautés, à leur spécialisation, et à la relance du processus d’agglomération, puis d’urbanisation

Les fermes se transforment au IIème pour devenir des « villages avec des édifices publics (thermes et théâtre), des quartiers d’habitat, des sanctuaires, des nécropoles et des secteurs artisanaux. Ex : Corent

Un Oppidum

2. 1er avant

La différence majeure réside dans le fait que la ferme ou la bourgade rurale est une unité d'exploitation agricole, tandis que l'oppidum est une véritable ville fortifiée, centre politique, économique et religieux d'un peuple celte.

Des sites fortifiés de hauteur aux puissants murs de pierre et aux porches monumentaux, les oppida, sont édifiés. Certains arborent de nombreuses caractéristiques urbaines inspirées des formes de construction italique (rues, îlots d’habitation, espaces et édifices publics…), ainsi que de véritables prérogatives d’État, dont la plus emblématique est celle de frapper la monnaie. À proximité de ces véritables capitales de cité, souvent au contact du réseau fluvial, subsistent des « agglomérations ouvertes » (dépourvues d’enceinte) où les activités artisanales, les échanges et la production agricole cohabitent de manière plus ou moins imbriquée. L'oppidum :

  • L'espace intérieur est rationalisé. Les fouilles révèlent de véritables plans d'urbanisme avec des axes de circulation majeurs, des zones résidentielles pour l'élite gauloise, et de vastes quartiers industriels (quartiers entiers de forgerons ou de potiers).
  • C'est le lieu où siège le pouvoir de la tribu (les Éduens, les Arvernes, etc.). On y trouve des ateliers de frappe de monnaie, de grands marchés d'import-export avec l'Empire romain, et des espaces sacrés pour les cultes.

DIAPO Murus Gallicus Structure politique centralisée Murus gallicus – remparts fortifiés Oppidas autour de la capitale Ex : Luant Meunet – planches

DIAPO Résidences aristocratiques Résidence aristocratique rurale Rôle économique et politique Probablement un statut différent démontré par la superficie et le type de remparts entre Oppida et résidence aristocratique qui est aussi entouré d’un murus gallicus Fibules de type Nauheim qui permettent de dater le site II à Ier avant Parures de verre Dans les oppida Bracelets à 4 ou 5 cotes bleu cobalt et filé jaune daté Tène C2

Quelques zones cultuelles avec temples ou dépôt funéraire et des nécropoles

Fermes à un seul et même enclos sauf pour le bétail. Fermes agricoles avec un stockage plus rare qu’au 3eme. Et concentration des récoltes dans les oppida.

Développement de la cité correspond au développement des échanges avec la méditerranée. Arrivée massive des amphore italiques, fibule Nauheim et bracelets de verre lisse L’artisanat semble en baisse tène D1 D2 L’espace se spécialise. Grosses quantités d’amphore retrouvées dans un bâtiment qui donnerait le point de rupture de charge. La présence massive d'amphores dans un seul bâtiment atteste que ce lieu n'était ni une simple habitation, ni un lieu de culte, mais un entrepôt de stockage et de redistribution

DIAPO MAISON ROMAINE

3. Romanisation

L’organisation de l’espace est liée aux choix politique. 1er après, Agglomérations espacées d’une demi-journée de marche (30km) Développement des villas galo romaine, des routes, temples Abandon des fermes et déplacement de quelques mètre pour construction de villas gallo-romaine

1er après les trous de poteaux indiquent un changement des techniques architecturales. Il n’existe plus de de grandes caves ou fosse atelier De nouveau artisanats : travail du fer, du textile (des grandes paires de forces trouvées), travail du bois de cerf, d’os.

Le site de Levroux, typique des changements d’organisation de l’espace

DIAPO Maison gauloise

II. La maison gauloise

Etude de thèse de Pierre Pefau porte sur 49 agglomérations. Seuls les bâtiments avec des plans de fiables ont été retenus pour l’étude. Ce qui porte à 339 constructions. Il est souvent difficile voire impossible de restituer une forme originelle de la structure. Donc prise en compte taphonomique et donner la priorité aux sites stratifiés car ils offrent plus de vestiges. La recherche de ces 40 dernières années démontre les compétences des bâtisseurs disposant d’outillage complet proche des charpentiers romains DIAPO (haches, ciseaux, gouges, tarières, planes). Ils connaissent toutes les panoplies des assemblages DIAPO (tenon/mortaise, mi-bois,DIAPO chevillage, DIAPO feuillure, rainures). Ils DIAPO utilisent le contreventement oblique (usage de pièces de charpentes obliques destinées à stabiliser les structures et leurs éviter le déversement latéral.

L’usage de pierres est marginal. Ossature bois. 3 architectures possibles :

  • Architecture à module porteur DIAPO

Des poteaux plantés le plus souvent 4 à 6 poteaux. Les parois peuvent être posées au sol ou plus ou moins enterrées ce qui permet le contreventement de la structure.

  • En pans de bois DIAPO

Identifier grâce à la présence de négatifs de sablière. Principal procédé technique. Le pan de bois est hourdi de torchis sur clayonnage ou de planches. Parfois associé à des poteaux. Rependu au III et IIème avant.

  • Poteaux plantés formant des parois porteuse (Bibracte).  DIAPO

Ce ne sont pas les poteaux qui portent la toiture mais les parois. Ex les constructions à vocation communautaire structures à cours et galeries périphériques. (Corent, Bibracte..)

Constructions de parcelles en lanière ce qui a contraint à des constructions à modules porteurs. A Orléans, pan de bois avec parfois des façades mitoyennes.

Le pan de bois est privilégié et cela aurait pour cause le control de la consommation du bois d’œuvre. Cette technique met en jeu des pièces de bois de faibles sections. Economise le bois, notamment les arbres à haute futaie indispensable à la réaliser des structures à modules porteurs. Cette technique est particulièrement utilisée pour les agglomérations. Les pans peuvent d’ailleurs être fabriqués en dehors des agglomérations en vue d’un assemblage et démontables. Présence d’une concentration d’outillage spécialisés et réalisation d’édifices standardisés dénotent la présence d’artisans spécialisés (charpentiers).

Influence romaine dans l’emploi des matériaux (tuile d’argile) dès 100 avnt. Utilisation de la chaux pour la maçonnerie dès 50 avnt à Bibracte.

À partir des matériaux à leur disposition, les Gaulois construisaient des maisons adaptées à leur environnement. L’archéologie met au jour une architecture raisonnée et différente d'une région à l'autre. 
Au nord, les maisons étaient majoritairement bâties en bois et en terre. Des poteaux plantés dans le sol, généralement en chêne, soutenaient la toiture. Les murs se composaient de planches ou de branches souples entrecroisées sur lesquelles était appliqué du torchis. Le chaume, le roseau, le genêt ou des planchettes de bois constituaient la couverture. Le bois représentait une matière première essentielle au mode de vie des Gaulois, qui s’en servaient pour se loger, se chauffer, se protéger ou se déplacer. Dans les régions pauvres en bois et en argile, comme le littoral breton, les maisons étaient construites en pierre, tandis que dans le sud de la Gaule, les briques de terre crue (adobe) ou la bauge (terre compactée) étaient privilégiées.

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III. Corent ex d’organisation

L'oppidum gaulois est occupé depuis le Néolithique (-4200av). De la période bronze ancien vers 2200-1600 av on y trouve des dépôts de haches et des poignards. Ensuite on y retrouve du mobilier céramique et métallique. Du bronze final on retrouve un système de fortification. Ensuite le site connaît des périodes sans occupation notamment suite à un incendie. Il sera occupé pendant les périodes de la Tène finale, Tène D1 à la période Augustéenne. Fin du 2ème il semble devenir la capitale Arvernes avant Gergovie. Ensuite sous l'époque romaine des nouvelles constructions apparaîtront. Il est situé en Auvergne au sud de Clermont-Ferrand, il aurait occupé 50 hectares. En arrivant sur le site en haut d'une colline, on découvre en premier lieu se trouve les poteaux de ce qui fut la palissade et un abreuvoir en Basalte Influence grecque selon Mathieu Pou

3 architectures

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1. l’hémicycle

L'hémicycle d'une assemblée gauloise. Construit au IIème siècle av., il aurait servi aux réunions des notables de la citée ou du Sénat Arvernes. Il pouvait accueillir 200 personnes. Il sera remplacé par la suite par un théâtre Gallo-romain. Acy-Romance Recensés au nombre d’une soixantaine dans les cités des Trois Gaules et des Germanies D’autres découvertes similaires sont à attendre, à l’emplacement de tous les théâtres sous lesquels des traces d’aménagement d’époque gauloise ont été repérées par le biais d’étroits sondages qui ne permettent pas d’en restituer le plan, souvent oblitéré par les maçonneries d’époque romaine. C’est notamment le cas à Ribemont-sur-Ancre, à Alésia, à Mandeure, à Wederath- Belginum ou encore à Javols, où l’existence d’édifices plus anciens bénéficie de maigres indices qui devront être validés par des fouilles Un hémicycle en fer à cheval, revêtu d’une chape de cailloutis, environné par des fondations de gradins en bois matérialisées par des empreintes de poutres verticales et horizontales. Parsemée de mobiliers d’époque gauloise, cette construction a été aménagée dès la in du 2e siècle avant notre ère. Bien qu’antérieure à la conquête romaine, elle présente déjà toutes les caractéristiques du théâtre dit « gallo-romain », documenté un siècle et demi plus tard sur les sites d’Alésia, d’Argentomagus ou de Drevant pour ne prendre que quelques exemples. L’usage du bois pour la réalisation des gradins, qui confère à la cavea sa forme polygonale, puise ses origines dans les premiers édifices de spectacle et de réunion connus en Grèce et en Italie. Ils existent encore à Rome au 1er siècle avant notre ère, dans une version démontable à chaque spectacle. Le plan général de l‘édifice de Corent renvoie pourtant moins à celui du théâtre classique, qu’à celui des hémicycles d’assemblée (bouleuterion, ekklesiasterion) qui hébergent la vie politique et institutionnelle des cités grecques. Sa position en bordure de la place centrale d’un oppidum identiié au chef-lieu des Arvernes avant la conquête, suggère qu’il correspond au siège de leur principal conseil territorial. Il est probable qu’une majorité de ces petits « théâtres » édifiés à l’époque romaine aux abords des Vue aérienne du sanctuaire et du théâtre de Sanxay . Vue aérienne du sanctuaire et du théâtre de Corent en cours de fouille (cliché B.- N. Chagny) 57 L’ ARCHÉOLOGUE no 126 | juin-juillet-août 2013 sanctuaires ont eu la même fonction : celle d’édifices d’assemblée, destinés à réunir les populations environnantes et les autorités du chef-lieu à l’occasion de votes, ou de cérémonies en l’honneur de Rome et de ses empereurs. Ces événements, qui pourraient correspondre aux conciliabula mentionnés par les textes. au sujet de la Gaule, ont rythmé sa vie politique et institutionnelle bien avant la conquête. Ils avaient lieu dans de simples enclos, ou dans des édifices en bois semblables à celui de Corent, dont on peut soupçonner l’existence à l’aplomb ou à proximité des grands théâtres associés aux sanctuaires d’Alésia, de Mandeure ou de Blicquy, qui ont tous un passé préromain. À Corent, la juxtaposition d’un sanctuaire à quadriportique et d’un édifice d’assemblée en bordure d’une grande place centrale emprunte beaucoup à l’agora grecque et au forum romain. Ce qui n’a rien de surprenant si l’on considère que les dizaines de milliers d’amphores à vin et les nombreux objets exotiques retrouvés à Corent ont transité par des villes dotées de tels monuments (Cosa, Marseille, Narbonne, Glanum…). L’apparition soudaine de ces nouvelles formes architecturales dans le courant du 2e siècle avant notre ère ne doit rien au hasard, puisqu’elle coïncide avec la reprise des contacts avec le monde méditerranéen après plusieurs siècles d’interruption et de repli culturel des sociétés gauloises .

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2. Le sanctuaire

À côté se trouve le sanctuaire daté du IIéme av. Possiblement IIIème. Enclos quadrangulaire d'environ 45 sur 42m. Décoré de crânes d'animaux et de trophées guerriers. Un mannequin a été retrouvé recouvert d'une côte de mailles, de 4 boucliers, de fragments d'épées d'une lance et d'une crête de sanglier de bronze provenant d'une enseigne. D'abord entouré d'une palissade, elle sera remplacée par 4 galeries couvertes. Les colonnades intérieures respectent un système de mesure d'origine Grecque. On y retrouve des éléments qui attestent des sacrifices d'animaux et d'amphores décolletées à la lame. Il y a des cuves libatoires. On retrouve des milliers d'ossements d'animaux qui auraient servi aux libations. Huit-cents édifices de ce type répertoriés à ce jour se concentrent dans les Trois Gaules et les deux Germanies. Leur plan (carré, rectangulaire, avec ou sans porche d’entrée) et leur technique de construction (maçonnerie, bois, terre) montrent une grande variabilité. Leur apparence en élévation est mal connue et a donné lieu à des restitutions tout aussi variables (à toitures distinctes, à toit unique couvrant, avec ou sans fenêtres, à galerie ouverte ou fermée…). L’existence de bâtiments cultuels de plan carré est bien établie, dès le 3e siècle avant notre ère, par les découvertes de Gournay-sur-Aronde ou de Tintignac, où ils ont été naturellement remplacés par des temples de type gallo-romain. Ils correspondent peut-être aux édifices inaugurés sur les monnayages contemporains de la conquête, surmontés d’un fronton à la manière des temples grecs mais apparemment dépourvus de portiques. L’adjonction d’une la galerie périphérique apparaît effectivement plus récente, même si on la relie parfois aux rites gaulois de circumambulatio, en invoquant les écrits de Pline qui n’en dit pourtant mot. Certains y voient plutôt une innovation méditerranéenne, destinée à embellir les bâtiments et protéger les statues ou les offrandes apportées par les fidèles, qui serait venu se greffer après la conquête sur un plan d’édiice indigène. La discussion vient d’être relancée par une série de découvertes récentes, effectuées aussi bien dans les oppida qu’à la campagne. Les fouilles menées sur les établissements ruraux des Natteries à Cholet (Maine-et-Loire), de Vic-de-Chassenay (Côte-d’Or) ou de Batilly-en-Gatinais (Loiret) ou encore, sur l’oppidum de Moulay dernièrement fouillé par l’Inrap, pour ne prendre que quelques exemples, ont mis au jour des bâtiments sur poteaux caractérisés par un porche et un portique de façade, parfois entourés d’une tranchée périphérique de forme quadrangulaire. Documenté dès le 2e siècle avant notre ère, leur plan au sol est identique à celui des temples gallo-romains à galerie mais leur vocation domestique ne fait aucun doute, puisqu’ils sont systématiquement associés à des greniers et à des bâtiments agricoles. Ce type de bâtiment est tout aussi bien attesté en contexte cultuel avéré. Les fouilles menées sur l’oppidum du Martberg à Pommern sur la Moselle y ont mis au jour l’un des principaux sanctuaires du peuple trévire. Là encore, les temples romains à galerie qui occupent sa cour centrale recouvrent des bâtiments sur poteaux, dont le plan à porche et tranchée périphérique est strictement identique à ceux qui viennent d’être décrits. Faut-il en déduire que le même plan a été utilisé indifféremment pour la construction des temples et des habitats, avant de se voir réservé à l’époque romaine au domine religieux ? La réponse est d’autant moins évidente que de nombreux problèmes de restitution subsistent. Il n’est même pas établi si la tranchée qui les entoure correspond à une véritable galerie, ou à leurs murs périmétraux, porteurs d’une toiture unique. Encore ce critère n’est-il pas totalement décisif : le « fanum » de l’Altbachtal à Trèves, par exemple, possède lui-même une galerie fermée. Temple type Fanum : bâtiment central entourée d’une galerie périphérique. 2 carrés emboités. 800 édifices dans les 3 Gaules et 2 Germanies Circumambulatio Cette configuration semble à l’origine d’une variante originale de sanctuaire gallo-romain à plan « géminé », expérimentée dans un premier temps sur le site voisin de Gergovie avant de se voir adoptée pour d’autres sanctuaires de Gaule centrale, à Tintignac, Montluçon ou Puy-Lautard fin de l’âge du Fer. On en recense de nombreux exemples sur les établissements ruraux de Maine-et-Loire (par exemple sur le site des Natteries à Cholet ; Maguer 2007), à Batilly-en-Gâtinais (cf. infra, ill. 22) ou à Vic-de-Chassenay (ill. 5 ; Pranyies, Bonaventure 2011). Tous présentent le même mode de construction standardisé, comprenant une structure centrale carrée sur quatre poteaux, encadrée à faible distance par une sablière basse quadrangulaire interrompue sur un ou deux côtés, parfois précédée d’un porche à deux poteaux

DIAPO Présence d’une fausse autel De fait, l’absence de galerie périphérique et de statue de culte semble se vérifier autour des édifices cultuels préromains récemment mis au jour à Mirebeau-sur Bèze ou à Tintignac, pour ne citer que deux exemples. Présence de statues : c’est à Mercure que les Gaulois dédient le plus grand nombre de statues. Guerre des Gaules chapitre 17. Probablement en bois

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3. Le quartier d’habitations

On retrouve des traces d'emplacement de poteaux probablement d'habitation des différentes époques. Le nombre et la qualité des artefacts retrouvés témoignent de l'importance du site à la période Gauloise. Bijoux, poteries, armements, pièces de monnaies des milliers d'amphores à vin, vestiges de banquets permettent d'affirmer que Corent avait un rôle majeur dans la vie religieuse et politique des Arvernes. Sa situation géographique le long de l'Allier permettant un contrôle entre le nord et le sud en fait un site au rôle économique majeur. Cela est également démontré par la quantité de restes de viande bovine, de denrées venues d'autres lieux voisins, les artefacts d'artisanat de cuir, d'os, des éléments de balances, des jetons, des pièces. Un espace vide tout le long de l'oppidum et des palissades est considéré comme une rue large d'une dizaine de mètres.

De nouvelles fouilles ont lieu actuellement sur le site sur la partie habitation

À l'entrée on y aurait frappé monnaies. Les pièces Arvernes “au renard ” auraient été frappé là. Un roi Arvernes Luern vivant au IIème siècle av. était connu pour ses largesses électorales et ses distributions de vin et de pièces d'or. Villae : Avant cours et pavillons alignés Une entreprise agricole disposant d’installations destinées à la villégiature un enclos réservé à l’habitation de l’aristocrate inscrit dans un enclos plus vaste, délimitant les infrastructures de l’exploitation agricole », assimilables à la par urbana et à la pars rustica des villae gallo-romaines (Malrain et al. 2002, p. 141-144). Grâce à l’augmentation du nombre d’établissements ruraux dû à l’archéologie préventive, on peut désormais proposer trois types d’organisation pour ces sites bipartites : les enclos emboîtés, les enclos accolés et les enclos partitionnés résidence aristocratique” ne s’applique pas à tous La Tène finale, un certain nombre d’établissements ruraux présentent déjà la même bipartition, juxtaposant un secteur à vocation principalement résidentielle et un autre, dédié aux activités agricoles. Malgré leur organisation raisonnée, ces établissements ruraux n’appartiennent cependant pas obligatoirement au sommet de la hiérarchie et le terme de “résidence aristocratique” ne s’applique pas à tous. Dans certaines régions, comme la Beauce ou le Gâtinais, seuls certains d’entre eux correspondent clairement à ce statut, à l’image du site de Batilly-en- Gâtinais/Les Pierrières. Cette résidence aristocratique située dans le département du Loiret, en marge du territoire des Sénons et non loin de la frontière avec les Carnutes, a été occupée durant un siècle, entre le milieu du iie et le milieu du ier s. av. n. è., soit du début de La Tène D1 à La Tène D2a20 L’enclos est divisé par des palissades parallèles Les palissades principales sont constituées d’une succession de gros poteaux porteurs espacés de 1,6 à 2 m, implantés dans de grands creusements rectangulaires et reliés entre eux par une paroi en torchis. De nombreux fragments brûlés, retrouvés dans les négatifs des poteaux, montrent qu’ils étaient couverts de peintures polychromes formes géométriques et florales utilisant entre autres pigments le bleu. torchis. Ce dernier a été lissé, parfois enduit d’un revêtement blanc et peint avec diverses couleurs (rouge et bleu d’Égypte. Une grande palette de couleur a pu être observée : blanc, rouge, bleu, jaune, vert et violet. L’étude du métal montre qu’un grand nombre de clous de construction figurait dans le corpus. L’utilisation même de clous, pour l’édification d’un bâtiment construit en bois, semble prouver une certaine richesse de la population (Cf. étude des clous). Par ailleurs, de tout petits clous (de longueur inférieure à 20 mm) et des clous de menuiserie ont été trouvés. Les premiers sont interprétés comme des clous de tapisserie, ce qui signifierait que l’intérieur du bâtiment était recouvert de tentures, utilisées probablement pour leurs fonctions isolantes et ostentatoires. Quant aux clous de menuiserie, leur utilisation est attestée pour la fabrication de meuble. La grande quantité de ce type de clous retrouvés à Batilly signifie probablement qu’un grand nombre de meubles se trouvait à l’intérieur du bâtiment. Les passages qui relient ces différentes cours ont un caractère monumental affirmé, surplombés à deux endroits par des deux tours-porches, reposant sur douze poteaux installés par paires dans des cavités allongées. Cette partie du site est densément occupée par des bâtiments d’importance diverse, allant de la simple construction sur quatre poteaux à des plans extrêmement complexes. La partie centrale est la mieux construite, avec une présence systématique de peinture sur les parois des bâtiments et des palissades en torchis. Elle correspond à l’évidence à la partie noble et résidentielle, assimilable à la pars urbana. traces laissées par des baguettes de clayonnage Inhumations assises 400 amphores et passoire en bronze Figurine de bronze rapace

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Denis Maréchal : Les fermes gauloises et antiques de la moyenne vallée de l’Oise Des établissements ruraux sans maison ? Les fermes gauloises et antiques de la moyenne vallée de l’Oise

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S. Marion, G. Blancquaert/ Les installations agricoles de l'âge du Fer en France septentrionale S. Marion, G. Blancquaert éd., Les installations agricoles de l'âge du Fer en France septentrionale - Persée

Bernard Lambot sem-link Patrice Méniel : Le centre communautaire et cultuel du village gaulois d'Acy-Romance dans son contexte régional Le centre communautaire et cultuel du village gaulois d'Acy-Romance dans son contexte régional - Persée

Stephan Fichtl, Sylvie Barrier, Laetitia Noël, Émilie Roux-Capron L’habitat rural de Batilly-en-Gâtinais ”Les Pierrières” (Loiret)

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