====== Les Grandes Expéditions ====== [{{ :branno-teuta-logo.jpg?200|}}] Cette page n'est pas assez sourcée {{tag>source ia}} |**Titre**| Les Grandes Expéditions | |**Auteurice**| Sotoutos | |**Date**| 07/05/2026 | |**Transparents**| | |**Vidéo**| | {{pdfjs 30em>:gcv:theme:presentation.pdf|Présentation.PDF}} ===== Retranscription ===== Ok, d'accord. Tu dis vulgace ? Ou les feuillages éventuellement. Du coup, bonjour à tous pour ce Gaulois Comptez-Vous qui va être sur Brenos, le Brenos de Delphes, et la grande expédition qui a eu lieu en 279 avant notre époque. Cette expédition a vu une grande force de Celtes partir depuis principalement l'Europe de l'Est, mais aussi le reste de l'Europe, et envahir la Grèce, les pays aux alentours, puis finir en partie au Moyen-Orient. L'expédition en elle-même n'a duré que trois ans, mais elle a eu des conséquences sur quelques années derrière avec les dispersions qu'il y a eu, et sur des dizaines d'années, voire des siècles dans certains endroits. Donc dans les diapos qui vont suivre, je vais vous présenter l'expédition, mais en passant par des grosses phases de contextualisation, parce qu'en fait, l'expédition en elle-même, on sait assez peu de choses dessus, et donc je vais beaucoup parler de ce qu'on sait de cette époque, pour comprendre surtout pourquoi l'expédition a pu avoir lieu, qu'est-ce qui l'a handicapé, qu'est-ce qui l'a... qu'il a rangé et quelles conséquences elle a eues sur les régions qu'elle a traversées. Et donc comme j'ai dit, je vais finir en parlant des conséquences sur le long terme et notamment sur la période moderne avec certains endroits qui en gardent encore des traces. Pour commencer un peu de contexte historique, donc l'expédition a lieu au IIIe siècle avant J.-C. mais elle s'inscrit dans quelque chose qui commence plutôt au IVe siècle avec un grand événement dans cette région du monde, à savoir l'ascension d'Alexandre le Grand au pouvoir, puis sa mort assez rapidement derrière, à l'échelle de l'histoire. Donc les conquêtes, macédonienne d'abord de Philippe II puis de son fils Alexandre le Grand, ça fait une grosse menace qui apparaît tout d'un coup pour le monde grec et pour les autres pays limitrophes de la Macédoine. Et ça force tous ces pays à renforcer leur défense vis-à-vis de la Macédoine, justement par crainte d'être les prochains envahis avant qu'Alexandre décide de tourner son regard plutôt vers l'Asie. C'est cet affaiblissement des frontières au nord des pays des Balkans qui va permettre aux Celtes de venir de plus en plus grappiller de ce côté-là. Effectivement, on va voir de plus en plus de raids qui arrivent, qui ne peuvent pas être arrêtés parce que la majorité des défenses se trouvent au nord, au sud, et petit à petit restent sur place et finissent par remplacer les systèmes dirigeants. Puis après la mort d'Alexandre le Grand, on pourrait penser que ça va calmer la situation, sauf qu'on se trouve dans une grosse guerre civile parce que comme on le sait, Alexandre le Grand n'a pas nommé d'héritier direct. Du coup, on a ces diadocs, qui sont ces anciens généraux, qui vont revenir beaucoup dans cette histoire et qui passent les 50 années qui suivent à se taper dessus. Ce qui fait qu'aucun des pays n'est fondamentalement prêt à affronter quelqu'un qui n'est pas un grec ou un macédonien en ce moment-là. En parallèle de ça, en Europe de l'Est, la plupart des sources qu'on a, font des hypothèses qu'on se trouve dans une phase de surpopulation notable au niveau des territoires celtiques, une difficulté à nourrir tout le monde, et c'est une situation qu'on connaît pour favoriser les expéditions hors du territoire, que ce soit pour récupérer des ressources venant de l'extérieur ou pour s'installer sur un nouveau territoire où on pourra vivre mieux que là d'où on partait. Un point qui va dans ce sens-là, c'est justement le fait que les expéditions et la grande expédition ne sont pas juste des expéditions militaires, Mais les gens sont partis avec une grande population civile qui les a accompagnés avec l'intention de se poser là où ils arrivaient. D'ailleurs, même si Alexandre le Grand lui-même s'est surtout servi d'hélénistes et de perses pendant ses campagnes, les diadocs vont beaucoup faire appel aux mercenaires grecs pendant leurs batailles, ce qui fait qu'au moment où les Cèles commencent à s'intéresser à la Grèce, il y a déjà des gens parmi eux qui savent à quoi ça ressemble, qui savent quelles sont les villes les plus riches, voire qui vivent déjà sur place. Et on a par exemple une anecdote qui dit que Brenos, qui avait déjà fait des expéditions du côté de la Macédoine et autres, avait entendu parler d'elfes et des statues en or qu'il y avait dans la temple, lorsqu'il a demandé à des prisonniers grecs si c'étaient des vraies statues en or, ils lui ont dit que c'étaient des statues en bronze avec des feuilles d'or dessus, et Brenos leur a dit « si quelqu'un d'autre que moi vous demande, vous dites que c'est des statues en or parce qu'il faut motiver les gars à y aller ». Avant de commencer à parler de façon précise de ce qu'il se passe, un terme que je pourrais utiliser toutes les trois phrases dans cette présentation et que je vais aborder là pour éviter d'avoir à le faire, c'est « on n'a aucune preuve certaine, mais on a des sources d'historiens et ces sources sont moyennement fiables ». On n'a quasiment pas de données archéologiques, on a quelques traces de combats, mais même ça c'est pas très fourni. Il n'y a pas de culture écrite celte de cette période, donc on n'a pas le retour des celtes sur ce qui s'est passé, et quasiment toutes les sources qu'on a, dont par exemple Memnon d'Héraclé, Posanias et Justin, qui sont trois des cinq ou six gros auteurs que je vais utiliser, sont uniquement des grecs ou des romains, qui ont un gros parti pris sur la grande expédition parce que les deux veulent mettre en avant le fait que les celtes étaient des envahisseurs brutaux et cruels qui ont été vaincus par la civilisation grecque, soit parce que c'est des grecs qui veulent montrer qu'ils étaient les plus forts, soit parce que c'est des romains qui veulent taper sur les barbares qu'ils veulent envahir. Et comme on peut le voir là, quasiment quelles que soient les sources que je vais utiliser, elles datent toutes du 1er au 3ème siècle après Jésus-Christ, donc il n'y en a aucune qui est contemporaine du moment où ça s'est passé. C'est toutes des sources qui vont rapporter des textes plus anciens, et certaines de ces sources sont elles même des textes rapportés par d'autres personnes. Et même ces sources là du coup, même si elles sont considérées comme relativement fiables on va dire, n'est quasiment rien de leur propre vie, de leur propre biais, etc. Soit on sait qu'ils ont écrit et on a leur texte, soit on sait qu'ils ont écrit et on n'a même pas leur texte, on a quelqu'un qui dit avoir lu les textes et qui explique ce qui se passe dans ces textes. Donc, tout ça pour dire que, à partir de maintenant, c'est uniquement des retours de témoignages et des extrapolations de l'époque, avec par endroits même moi qui essaye de vous proposer un peu un... Une compilation on va dire des différentes sources et de ce qu'on peut en interpréter lorsqu'elles ne sont pas d'accord les unes avec les autres. Donc avant de parler de l'expédition elle-même, je vais parler des expéditions qui ont eu lieu avant. Donc on commence au IVème siècle avant Jésus-Christ. La... première... enfin. Donc avant la Grande Expédition, il y a déjà eu une longue histoire d'incursion dans les territoires à tendance helléniste. Pendant longtemps, ça a été limité par une zone tampon qui correspondrait au royaume d'Illyrie. Donc qui est indiquée du coup sur la carte que j'ai là... C'est la zone que j'ai grisée sur la carte visible à gauche. Et à droite, ce qui arrivera sur plusieurs autres diapos, je vous ai fait aussi une carte de la période moderne, pour que vous ayez une idée des pays que ça impliquait. C'est plus facile je trouve pour pouvoir se représenter. Donc au IVème siècle, on commence justement à voir ce que j'ai décrit, à savoir que l'Illyrie est de plus en plus menacée par la présence d'Alexandre, et se renforce de plus en plus sa frontière sud. Ce qui fait que les tribus celtes vont profiter de plus en plus pour venir piller, puis pour venir grappiller du territoire chez les... chez les illyriens. Ces expéditions vont durer en gros entre 60 et 40 ans, en s'étalant de plus en plus à mesure qu'elles arrivent. Et du coup lorsqu'on commence à arriver dans la période où on va voir les expéditions un peu plus structurées et connues, on sait déjà que l'Illyrie est passée de quasiment tout le territoire de ce côté là de la mer Adriatique, à juste globalement l'équivalent de l'Albanie. Puisqu'on sait, quand... on a des écrits en 310 qui parlent de la conquête, Puisqu'on sait, quand... on a des écrits en 310 qui parlent de la conquête, des territoires Adriei et Hotariate, je ne suis pas certain des prononciations, qu'on peut voir marqués sur la carte, donc ça veut dire qu'en 310, tout ce qu'il y avait avant a déjà été conquis, et les celtes viennent de s'installer dans ces territoires là. On reviendra sur cette expédition d'ailleurs sous peu. Euh... Donc comme justement, en 310, on a une expédition menée par un chef de guerre qui s'appelle Molistomos, qui finit globalement de conquérir le royaume d'Illyrie, puis qui s'oriente sur le royaume des Dardaniens... Dardaniens, pardon, en français. Euh... Qui va être un des points de limitation des conquêtes grè... des conquêtes celtes, pardon, globalement. Y'a plusieurs raids qui vont arriver dans ce territoire, et dans le territoire des Païoniens, qui se trouvent juste à côté, euh... au sud-est par rapport au royaume des Dardaniens... des Dardaniens. Mais globalement, ça va être un territoire qui arrive à résister, et qui va du coup pousser les grè... les celtes plutôt, à le contourner lors des invasions suivantes. Donc l'une de ces invasions, justement, ça va être en 298, c'est la première à vraiment atteindre la Macédoine. Ouléam... Les celtes, du coup, font une nouvelle grande expédition, qui cette fois-ci, ignore complètement la... le royaume des Dardaniens, et va plutôt essayer d'envahir la Thrace et la Macédoine, qui ont l'air plus facile à atteindre, parce qu'on est dans une période, euh... où Alexandre... Trois, pardon. Est au pouvoir, mais un pouvoir extrêmement fragilisé, et du coup c'est plus facile à atteindre. Sauf que le temps que les celtes arrivent dans cette région, Alexandre... Philippe III, pardon, Philippe III... a été, euh... retiré du pouvoir et exécuté. Et à la place, on a le roi Cassandre qui dirige les Macédoniens, qui a fait assassiner donc l'ancien souverain, qui a épousé, qui a éliminé le fils d'Alexandre le Grand, sa dernière épouse encore en vie, et qui a négocié avec la plupart des diadocs pour pouvoir sécuriser et contrôler la Macédoine, ce qui fait qu'au moment où les celtes arrivent, la Macédoine est un pays plutôt sécurisé, et les, euh... les Macédoniens, du coup, vont faire une coalition avec les Thraces, et réussir à les repousser. Alors, on a justement là-dessus deux points de vue sur ce qui a pu se passer, selon Sénèque et Pline, donc pareil, du romain à nouveau, les celtes auraient fait une, euh... une espèce de dernier carré sur les pentes du mont Aémus, dans leur retraite, et Cassandre a réussi à briser leur position, et à écraser la plupart des fuyards, sauf quelques-uns qui auraient formé les bases du royaume de Tyllis, sur lesquelles on reviendra plus tard. Mais l'hypothèse la plus récente, c'est que Tyllis date plutôt de la Grande Expédition, et qu'en fait, les celtes n'ont pas été repoussés de Thrace et de Macédoine, mais qu'à la place de ça, ils n'ont pas réussi à causer des dégâts suffisants pour nécessiter une grosse réponse militaire, et en fait, ils se sont juste installés sur ces territoires-là, et ont fini par se mélanger avec la population, et à former du métissage. Cette hypothèse-là, ça vient notamment du fait que, alors que, euh... Sénèque et Pline parlent beaucoup de la bataille du mont Aémus, pas aucune trace archéologique de combat dans cette zone-là, et du coup, ce qui est le plus probable, plus probable, c'est qu'en fait, le récit de la victoire de Cassandre de Macédoine, C'est plutôt un récit écrit après coup pour glorifier un peu le roi qui essaye de justifier son contrôle du terrain. Donc ça c'est un exemple justement de ce que je vais aborder plusieurs fois plus tard, à savoir que les expéditions, quand elles arrivent, une fois vaincues, elles ne repartent pas jusqu'en territoire celte. Elles ont tendance à essayer de s'arrêter, plutôt possible, dans les territoires qu'elles ont déjà traversés pour s'y installer, dès qu'elles sentent qu'il n'y a plus de danger d'extermination immédiate. Et du coup après cette bataille, le royaume de Macédoine est un peu safe, et du côté de Cassandre, ça fait 40 ans qu'ils se battent, parce que c'était déjà un général à l'époque d'Alexandre le Grand, qui fait de la politique, qui fait des coups bas, et il peut enfin profiter d'un royaume de Macédoine prospère, à partir de 298, pour mourir d'un oedème en 297. C'est pas de bon ! Maintenant on va pouvoir parler de la Grande Expédition, peut-être profiter justement du fait que Cassandre n'était plus là pour se dire qu'il y avait un vide politique à exploiter. Donc pour ça d'abord une vision globale de l'armée celte de cette période. Les effectifs de la Grande Expédition rassemblent à la fois des celtes qui viennent d'Europe de l'Est, à grande majorité comme je l'ai dit, notamment des Balkans, mais on sait aussi qu'il y en a qui viennent de plus loin en Europe, comme les Sénons, les Volcae, les Prozy, avec notamment les Sénons, les Sénons, les Prozy, et même les Balaise, qui viennent notamment des Balaise, qui viennent de plus loin en Europe, comme les Sénons, les Volcae, les Prozy, avec notamment On va laisser nos comme on sait qu'ils viennent plutôt de la région française. Et probablement aussi de nombreuses de celtes installées directement dans les territoires grecs que ce soit pendant les précédentes expéditions ou pendant les phases de mercenariat et qui sont potentiellement venues renforcer les effectifs celtes à mesure qu'ils traversaient la Thrace et la Macédoine pour leur permettre justement de compenser un peu les premières pertes qu'ils auraient pu avoir. Alors les effectifs sont très variables selon si on prend les estimations anciennes ou les estimations modernes Si on se base sur ce qui est dit au 2ème siècle après Jésus-Christ on parle d'environ 200 000 soldats d'infanterie et plus de 20 000 cavaliers dont un mélange de tout cela, enfin parmi tout cela 170 000 dont la majorité des cavaliers forment l'armée principale de Brénus et 50 000 sont scindés en deux expéditions, une de 20 000 et une de 30 000 qui vont attaquer en parallèle de l'expédition de Brénus. Maintenant les estimations plus récentes parlent au contraire de juste 50 000 combattants pour la totalité des effectifs mais ça reste un point de vue qui est débattu parce que le chiffre des 220 000 semble excessif mais il est très cohérent à travers les estimations qu'on a et les quantités de soldats qui sont annoncées sur les différents fronts donc on est peut-être plus vers quelque chose qui se trouverait autour de 100 000 soldats à l'époque si on essaye un peu de faire une moyenne dans ce qu'on connaît. Dans ce cas-ci, il y a probablement entre 70% et 100% de cet effectif qui peut être rajouté encore en quantité civile que ce soit les femmes, les enfants, etc. ou les artisans. Du côté grec, on a un effectif beaucoup plus réduit. Déjà on n'a pas de factions... Il n'y a pas d'alliance forte et de faction globale qui va répondre à l'arrivée des celtes. Seulement chaque pays se débrouille indépendamment à l'exception d'une seule bataille très symbolique qui va avoir lieu quand les celtes commencent à entrer en Grèce même mais pour ce qui est de la Thrace et de la Macédoine c'est du chacun pour soi parce qu'on est dans une période où tout le monde se trahit depuis un moment. On est sur une situation très instable politiquement parce que le roi de Macédoine est mort deux ans avant. Le diadoc de Thrace, pareil. Et les cités grecques, depuis les grandes guerres diadoc, ont obtenu leur indépendance de la Macédoine même si on le sent encore officiellement en... Il parle de les cités grecques promettent leur amitié au roi de Macédoine c'est traduit plus ou moins par une sorte de soumission sympathique, on va dire. Euh... Mais ça fait que chacun se débrouille un peu de son côté par contre les soldats sont extrêmement expérimentés parce qu'on a beaucoup de généraux qui sont des vétérans des guerres d'Alexandre le Grand et beaucoup de soldats qui ont déjà fait les guerres des diadocs. Du coup, comme je l'ai dit, la grande expédition c'est pas une seule force d'invasion coordonnée et centralisée avec beaucoup de communication entre eux. C'est trois grosses branches qui sont parties à peu près en même temps chacune avec des objectifs différents et qui n'ont pas l'air d'avoir particulièrement coordonné leur progression une fois qu'elles sont parties. Donc on a la branche de Brénus qui a comme objectif la Grèce une autre branche qui vise la Thrace et une dernière qui vise la Macédoine. Leur succès pendant ces expétitions va être très variable certaines s'en sortent pas trop mal d'autres finiront en très gros échecs comme je vais l'aborder. Il n'y a pas l'air d'y avoir eu d'action coordonnée parce que ces différentes expéditions ne se croisent pas pendant leur progression. Elles peuvent éventuellement se croiser pendant leur retraite mais pas pendant les progressions. Par contre, on sait probablement qu'elles communiquaient un minimum entre elles parce qu'on sait typiquement que Brénus a été frustré lorsque l'armée qui a pour la première fois envahi la Macédoine décide de faire demi-tour alors qu'elle était plutôt dans une situation avantageuse. Et pareil, lorsqu'elles expéditionnent les expéditions reculent ça leur arrive de passer par des territoires que les autres expéditions ont déjà affaiblis pour se faire enregistrer. Ça peut être juste un hasard parce qu'il n'y a pas non plus 15 000 chemins possibles mais c'est probable qu'ils savaient qu'à première vue s'ils passaient par là, ça allait être plus facile. On va donc commencer par présenter ces deux petites expéditions notamment celle de Thrace sur laquelle on a très peu de sources et ensuite j'irai parler de l'expédition principale de Brénus. Pour chaque expédition, on va commencer par présenter son leader. Ici, Kerétrios. C'est le chef qui a mené l'expédition vers la Thrace. On ne connait globalement rien de lui à part son nom et ses actions. Selon les sources antiques, son armée, c'est environ 20 000 soldats, donc c'est la plus petite des trois expéditions. L'expédition de Kerétrios s'oriente à travers ce qui serait actuellement la Bulgarie pour envahir le territoire Thrace et la Tribalie qui se trouve juste à l'ouest de la Thrace, nord-ouest. Les informations à son sujet sont assez maigres parce que, comme elle s'est arrêtée au niveau de la Thrace, c'est l'expédition qui n'a affecté ni les macédoniens ni les grecs. Donc, globalement, personne dans le monde grec ou romain n'a jugé très intéressant d'écrire dessus. Mais ça a l'air malgré tout d'être plutôt un succès parce que, lorsque les autres expéditions font leur retour et lorsque les grecs reprennent leur territoire, on sait que c'est un roi celte qui contrôle la Thrace à ce moment-là. On sait que le terme de Galate ou Galate, je ne sais pas trop comment ça se prononce, se pérennise dans le territoire dans cette période-là et on a des informations de plusieurs années après dans lesquelles le nom du roi local c'est Kerétrios, qui laisse supposer que soit lui, soit un de ses décédants est resté en place pendant un moment. Et du coup, j'ai plusieurs fois utilisé le terme de Galate, c'est le surnom que donnent les grecs aux gaulois parce que Galate, ça désigne le blanc, donc c'est ce qui a donné Galaxie, Lactée, etc. Ça a donné le terme de Galaxie, par exemple. Et c'est une référence au. En fait que les Celtes ont la peau beaucoup plus claire que les Grecs. Déjà à l'époque on a des surnoms à donner à chacun en fonction de ce qu'on ressent. Maintenant la deuxième expédition qui va avoir un peu plus d'impact et sur laquelle on sait déjà plus de choses, c'est celle de Bolgios. Donc c'est le deuxième chef mineur de la grande expédition et qui lui mène ses armées à travers la Macédoine. Donc là encore, sur la vie de Bolgios avant de partir en Macédoine, on sait très peu de choses parce que ce qui intéresse les Grecs, c'est surtout ce qui s'est passé quand on a commencé à leur taper dessus. Si on se base uniquement sur le résultat de son expédition, par rapport à l'expédition de Kéretrios et celle de Brénos, là l'objectif a vraiment l'air d'être de prendre de l'argent et de rentrer chez soi après. On est moins sur une expédition de conquête. Et notamment on sait que dès qu'il entrait sur le territoire, il envoyait des dénis terres auprès du roi macédonien local. On a négocié avec lui sur, on ne pille pas trop tes terres et en échange tu nous donnes un très lourd tribut, comme ça on n'a pas à perdre de temps et on peut tout de suite rentrer chez nous. Ce qui a été refusé. Mais typiquement, l'expédition ne tentera pas ses chances contre les places fortifiées macédoniennes et se contente de piller tout ce qu'elle peut trouver jusqu'à rencontrer l'armée macédonienne. Alors, avant de parler plus en détail justement de l'expédition en elle-même, je vais faire une petite slash grosse digression sur la situation au Macédoine à ce moment-là, parce que comme je l'ai dit, le précédent roi est mort il y a assez peu de temps et c'est une période extrêmement chaotique pour la Macédoine qui va voir passer un nombre de souverains non négligeable en une dizaine d'années. Et pour comprendre justement cela, je vais faire une digression, ce qui est un niveau de drama qui s'approche des télé-novelas mexicaines, on va dire, sur Ptolemée Kéronos d'Ilafoudre, qui est le souverain de Macédoine à ce moment-là. Alors, va falloir un peu s'accrocher pour me suivre sur les prochaines diapos, je m'en excuse. Et il faut garder en tête qu'on est dans une période où les lignées royales, déjà, aiment bien garder les mêmes prénoms pour les descendants de leurs leaders. Vous allez entendre parler de beaucoup de Ptolemée, il faut suivre le numéro, le surnom qui va avec. Alors, tout commence en 284 avant notre ère. Notre héros Ptolemée Kéronos est le fils de Ptolemée 1er, qui est le diadoque d'Egypte à ce moment-là, donc l'un des diadoques les plus importants. Sauf que Ptolemée 1er, qui était mariée à la mère de Ptolemée Kéronos, s'est remariée depuis à Bérenice et a un nouveau fils, et semble favoriser ce fils à ses anciens enfants, ce qui va pousser Ptolemée Kéronos à fuir l'Egypte pour éviter les soucis, et à venir se réfugier auprès de sa sœur Lysandra, qui est mariée à Agathoclès, qui est l'un des enfants de Lysimach, le diadoque de Grèce et de Macédoine à cette époque, Pour la petite ambiance, du coup, ce diadoque est marié à Arsinoe II, qui est elle-même une des filles de Ptolemée 1er, ce qui veut dire que... Arsinoe est la demi-sœur de Ptolemée, la belle-mère et la demi-sœur de la sœur de Ptolemée, Lysandra, et l'ancienne épouse de Lysimach est Nikeia, qui est une autre fille du grand-père de Ptolemée Kéronos, donc on est vraiment sur une histoire de famille entre les diadoques, où tout le monde est lié à un niveau un degré plus ou moins éloigné. Pendant quelques années, ça va bien aller entre eux, Jusqu'à ce que la nouvelle femme, donc la femme de Lysimach, Arsinoe II, Se sente menacée par les anciens enfants de Lysimach, puisque Eurydice, Arsinoe 1ère, Et l'époux de Lysandra viennent de son ancienne femme, et elle arrive à convaincre Lysimach qu'Agathoclès est en train de comploter contre lui, ce qui pousse Lysimach à le faire exécuter. Dans cette situation, Ptolemée Kéronos et Lysandra décident de fuir la Macédoine pour éviter d'être les suivants sur la liste, et de trouver refuge chez Séculos Ier, qui est le diadoque de Babylone de cette période-là, et Arsinoe 1ère quitte la Macédoine pour venir se marier à Ptolémée II en Égypte, Sous l'influence de Ptolémée Kéronos, Séculos décide de déclarer la guerre à Lysimach, Ce qui se traduit par une nouvelle guerre en Macédoine, et la victoire de Séculos Ier lors de la bataille de Chouroupédion. C'est la bataille qui va globalement mettre fin à la guerre des diadoques, parce que le monde se retrouve plus ou moins partagé entre la Macédoine et les territoires environnants sous le contrôle de Séculos, et la Grèce sous le contrôle de Ptolémée Ier. Donc la situation est à peu près terminée, sauf que Ptolémée Kéronos décide qu'il n'est pas si redevable que ça finalement à Séculos Ier, et le fait assassiner avec le soutien de l'armée pour devenir roi de Macédoine, fait exécuter les autres enfants survivants de Lysimach pour éviter d'avoir de la concurrence pour gouverner, et épouse l'ancienne femme de Lysimach, donc Arsinoe II, pour justifier encore plus sa situation sur le trône, ce qui fait que sa femme actuelle, et du coup, sa demi-sœur, son ancienne tante par alliance, et l'ancienne belle-mère de sa sœur, est la responsable de la mort du mari de sa sœur. Ce qui a du coup dû vachement plaire à Lysandra. Mais bref, à la fin de tout ça, Ptolémée Kéronos se retrouve être le roi indisputé de Macédoine, et peut commencer à se dire qu'il va peut-être falloir s'occuper de comment on stabilise le pays après toute cette guerre civile. On est environ en novembre 281, et l'armée de Bolgios va arriver à l'été 279. Et le roi de l'armée, qui est en train de se stabiliser, qui commence déjà à voir les Gaulois pointer le bout de leur nez. La force de Bolgios, c'est environ 30 000 combattants qui arrivent en Macédoine au début de la grande expédition. Elle commence très vite à écumer la région, sans vraie opposition. Comme je l'ai dit, Bolgios a offert à Ptolémée la possibilité de s'en retourner immédiatement en échange d'un lourd tribut, mais l'offre a été refusée par Ptolémée Kéronos. Alors, il y a plusieurs explications possibles à ce refus. La première, c'est que Bolgios a eu les yeux assez gros et a demandé une somme qui était inacceptable aux yeux du roi. Ptolémée se sent probablement plutôt en confiance, étant donné qu'il vient d'arriver au trône, que ses dernières batailles ont été plutôt des succès, même si c'était rarement lui qui commandait les forces. Et par ailleurs, c'était probable que Ptolémée savait que l'armée de Brénos arrivait à les probablement suivre le même chemin, que s'il se contentait de payer Bolgios, il allait juste se prendre les 100 000 combattants de Brénos sur la tête immédiatement derrière, alors que s'il arrivait à opposer un bon front et obtenir une victoire nette contre les Celtes, c'était possible que ces derniers décident de contourner la Macédoine pour plutôt passer par un territoire illyrien et d'Ardagnan, plutôt que de passer par chez eux. Du coup, il fait d'abord une contre-offre auprès des Gaulois en leur disant... Alors... Alors en leur proposant un tribut plus faible, et en exigeant des otages de haut rang en retour, que les Gaulois refusent. Et au final, les deux camps se sont retrouvés sur une bataille en pleine pour régler le conflit. Alors on ne sait quasiment rien de comment s'est passée la bataille et d'où elle s'est passée exactement... Mais on sait que l'issue, c'est une immense défaite pour les Macédoniens, avec quasiment 15 000 morts contre très peu de morts du côté des Celtes. Et le roi lui-même est fait prisonnier. Donc Ptolémée se retrouve aux mains de Boljos. Le reste de l'armée macédonienne se fortifie dans son camp militaire pour essayer de défendre un peu la position, fait plusieurs offres de rançon pour récupérer leur roi, mais finalement, la décision de Boljos, ça va être de le faire exécuter, de le décapiter, et de promener sa tête devant le camp renforcé au bout d'une pique, qui va provoquer la fuite des organisés. C'est des troupes qui se font poursuivre par les Celtes, qui va permettre aux Celtes non seulement de pouvoir piller la région sans aucune opposition, mais aussi de pouvoir profiter du camp militaire macédonien dans lequel se trouve le coffre de la paix, le coffre de paix des soldats et une partie du trésor et du confort du roi. Après avoir du coup bien pillé la Macédoine, à première vue, Boljos décide qu'il est plutôt bien parti et que ça ne sert à rien de prendre des risques supplémentaires alors que ses soldats sont déjà surchaînés, Il va tout de suite faire demi-tour et repartir s'installer derrière le Danube. Alors, soit il a fait ça justement parce qu'il estimait que l'expédition était déjà très réussie comme ça, d'autres sources indiquent que le départ n'est pas juste volontaire, mais que c'est l'arrivée d'un général expérimenté du nom de Sosten qui a rallié les Macédoniens après lui, qui a poussé Boljos à partir, soit après une défaite militaire, soit juste parce qu'il s'est dit que la nouvelle armée était un peu plus menaçante et que ça ne servait à rien de prendre le risque. Donc Sosten, je le mentionne, parce que c'est lui qui va gouverner, enfin qui va protéger la Macédoine pendant le reste de la grande expédition, soit en tant que nouveau roi de Macédoine, soit dans un poste qui serait plutôt l'équivalent du poste de dictateur des Romains, à savoir un officier qui a libre accès pour défendre le pays jusqu'à ce que la situation de crise soit résolue. Voilà pour les deux petites expéditions et on va du coup pouvoir passer à l'expédition principale en présentant ces deux chefs. Donc le premier des deux se nomme Asicorius. C'est l'un des officiers les plus importants de cette expédition et autant qu'on le sache, c'est probablement un Celte panonien, donc qui venait déjà des territoires des Balkans. Il a déjà organisé l'année précédent dans la grande expédition, eu un raid vers la Thrace qui a eu plutôt du succès. Il s'est pas trop aventuré sur les territoires Thrace, mais il a montré qu'on pouvait y aller sans prendre trop de risques. Pendant la grande expédition à première vue, il va surtout suivre l'armée de Brennus et être son commandant en second. Lorsqu'il y a besoin que l'armée se divise, c'est lui qui va commander la deuxième section mais sinon il suit Brennus surtout le long de la campagne. Et justement, le fait qu'ils le suivent partout, soient généralement mentionnés dans les mêmes circonstances, ça amène certains historiens à se poser la question de est-ce qu'Asicorius existe vraiment ? Ou est-ce que c'est le vrai prénom de Brennus et que Brennus c'est juste son titre militaire ? Mais il y a quelques textes des historiens que j'ai mentionnés, donc qui ne sont pas d'époque, sur lesquels on parle des deux généraux au même endroit et qui les font interagir avec des gens différents ou entre eux. Donc ça laisse quand même supposer que les deux étaient différents, notamment au moment où les forces se scindent, et où on ne les mentionne pas aux mêmes positions. Euh... Enfin, Breno sui nem. Donc, l'instigateur est le chef principal de la Grande Expédition. Selon les sources qu'on a, c'est lui qui a vraiment lancé le projet de la Grande Expédition et réussi à motiver les autres celtes à revenir. On a certains décrits, par exemple, dans lesquels on mentionnerait qu'il aurait récupéré des prisonniers grecs des précédentes expéditions en choisissant les plus faibles d'entre eux et en les habillant dans des guenilles pour les présenter à côté des guerriers gaulois les plus musclés et les plus impressionnants pour pouvoir dire aux autres peuples, « Regardez les grecs, ils sont ultra fragiles, ça va être facile de les écraser, regardez à quel point on est plus musclés qu'eux, etc. » Donc c'est un exemple du fait qu'il était à première vue très tourné communication et motivation des troupes. C'est lui qui commande la plus grosse armée, et le peu qu'on sait de lui, c'est qu'à première vue, il viendrait du peuple des Prohosis, avant Pannonie, donc c'est la zone que j'ai illustrée en rouge sombre ici. Et il aurait déjà mené précédemment une expédition contre la Macédoine et la Thrace il y a une vingtaine d'années. Donc c'est déjà en général qu'il y a de la bouteille à première vue. Donc en ce qui concerne sa campagne... Son armée va vraiment faire un tour de toutes les provinces pillables de la région. Elle va passer par la Péonie, va repasser par la Macédoine immédiatement après le départ de Bolgios, et les forces qui avaient commencé à se rallier macédoniennes ne pourront globalement pas l'arrêter, et vont réussir à défendre un minimum les places fortes pour conserver leur autorité sur le territoire. Et ensuite, elle va passer par la Thessalie, puis par... Pardon, elle va passer par la Thessalie puis ensuite arriver donc dans le nord de la Grèce. Nord de la Grèce. Dans tout ce passage à travers les pays voisins de la Grèce, ce qu'on peut noter c'est qu'on est vraiment sur une opération de voyage. Il s'arrête nulle part pour piller en profondeur, il met le siège à aucune forteresse, il essaye d'éviter autant que possible les conflits avec les armées. Globalement son but c'est piller pour se nourrir et pour se payer, sécuriser des voies de ravitaillement pour pouvoir s'assurer qu'il y ait des convois qui puissent venir par la suite pour nourrir les troupes, et s'assurer d'avoir suffisamment affaibli ses territoires pour que quand il faut repartir on n'ait plus à se battre contre ces territoires là. Donc après ce petit tour des territoires, Eliensk, Elenik, Elenistik, pardon. Brenos arrive enfin en Grèce, avec beaucoup de confiance et un moral, celle qui est assez haut après les présentes phases de pillage qui sont très bien passées. Mais il va en grosse partie souffrir justement de la réputation qui commence à se faire, à savoir que les phases de pillage précédentes sont arrivées aux oreilles des grecs, et ils ont mis de côté les querelles qu'ils commençaient déjà à avoir pour pouvoir faire une alliance, pour pouvoir l'affronter. Donc cette alliance se fait principalement sous l'égide d'Athènes avec le soutien de Thebes, et plusieurs cités mineures ainsi qu'un très gros détachement venant des Tholies vont se rassembler pour pouvoir arrêter les Gaulois. Et comme ils savent que même avec cette alliance là ils sont en très large infériorité numérique on est... sur les sources anciennes quelques dizaines de milliers de grecs contre quelques centaines de milliers de celtes, ils vont chercher un goulot d'étranglement pour pouvoir affronter les celtes, et c'est ce qui fait que les grecs vont pouvoir se mettre en place aux Thermopyles pour essayer d'arrêter les Gaulois. Donc les Thermopyles c'est une région défensive très connue de la période, et très connue de la plupart des amateurs d'histoire, mais pas pour cette guerre là. En effet le lieu a déjà été utilisé il y a longtemps pour pouvoir affronter les Perses lorsqu'ils ont essayé d'envahir le territoire, et plus récemment pour essayer d'arrêter Philippe II. Sauf que dans ces deux batailles là globalement ça a tenu longtemps avant de finir par céder, ça a jamais été une victoire décisive de la part des Grecs... des Grèces. Alors l'image que je montre à gauche parle justement de la bataille contre les Perses, mais elle permet de se rendre compte de la situation stratégique des Thermopyles, et de ce qui forme le goulet. Donc c'est vraiment une chaîne de montagne sur un côté et la mer de l'autre. Et c'est un des avantages des Grecs dans cette bataille justement, c'est que les Athéniens sont venus avec leurs bateaux, ce qui n'est pas le cas des celtes, ce qui permet du coup aux côtés grecs d'avoir un support maritime pendant tout le combat qu'il va pouvoir y avoir. Notamment lorsque les celtes essayent de déborder les Grecs en passant à la nage ou avec de l'eau jusqu'à la taille par la mer, ils finissent par se faire repousser à cause de la présence des bateaux. Donc autant qu'on sache, cette bataille on est entre 10 et 15 milles hoplites grecs... 10 et 15 milles guerriers grecs pour essayer d'arrêter les celtes. Les premières tentatives d'attaque frontale de Brénus sont de lourds échecs, très coûteux en vie, mais Brénus va décider de ruser de deux façons différentes pour essayer de traverser. La première chose, c'est qu'il va envoyer Asicorius, donc son numéro 2, une grosse campagne. De pillage dans la région de l'Étholie que j'avais mentionné précédemment. Donc il se trouve plus à l'ouest des territoires, plus à l'ouest de sa position. Ce qui va assez rapidement pousser tout le détachement étholien qui était venu tenir les thermopiles à abandonner la position pour aller protéger leur maison et protéger leur famille. Et du coup va très fortement affaiblir la position grecque sur place. Et l'autre information qu'on a, mais qui est un peu moins certaine, c'est que comme un roi perse, il y a quelques siècles de cela, Brénaud serait réussi à convaincre un pêcheur grec pour leur montrer un petit chemin de montagne qui permettait de contourner l'armée grecque depuis les falaises et du coup d'envoyer une partie de ses troupes dans le dos des grecs pour pouvoir les prendre en tenaille et casser un peu l'avantage qu'ils avaient du goulot. Donc inférieur en nombre et sans le soutien géographique, les grecs vont rapidement abandonner leur position mais la présence, une fois de plus, des bateaux athéniens va permettre aux oplites de se replier en bon ordre et d'éviter. Donc cette bataille est techniquement une victoire celte, mais qui a été extrêmement brutale pour les deux parties. Du côté grec, c'est la fin globalement de l'alliance hélénique, on ne va plus retrouver quasiment d'alliance, excepté uniquement entre Delphes et les territoires immédiatement limitrophes mais on n'entend plus jamais parler des Thébiens, on n'entend plus jamais parler des Athéniens dans le reste de la guerre. Globalement, ils ont fait leur devoir, ils sont très concité importants, maintenant chacun. Sera monté sur ses pieds. Du côté celte, c'est techniquement une victoire comme je l'ai dit, mais Assychorius commence à s'empêtrer en Aetoli parce que la population résiste et le détachement aetolien a fini par le rattraper donc il va essayer autant que possible de rejoindre les forces de Brennus pour le reste de la campagne mais il ne les rattrapera qu'extrêmement tardivement. Et même si il n'y a pas de grande bataille majeure de son côté, son détachement subit un harcèlement très soutenu de la part de la population aetolienne qui fait de la rébellion, de la guerre de partisans etc, et subira de très lourdes pertes sur ce chemin. Et même au sein de l'armée principale, Brennus fait ce qu'il peut pour motiver ses troupes avec l'appât du gain vis-à-vis de Delphes, mais on a de nombreux cas de désertion et on a notamment deux chefs de guerre qui s'appellent Léonorios et Luterios qui auraient décidé d'abandonner l'expédition et de partir avec 20 000 guerriers selon les textes de l'époque, enfin les retours de l'époque et de remonter pour aller piller la trace qui a déjà été affaiblie par Catherios et probablement du coup le rejoindre pour renforcer un peu le royaume celte qui commence à se faire là-bas. Donc malgré tout ces déboires, Brennus va finir par arriver en vue de Delphes. Globalement la route des Thermopyles jusqu'à Delphes ça se passe quasiment sans obstacle pour lui. La population lui est très hostile mais elle ne peut pas l'arrêter et il n'y a aucune armée qui se déplace. Par contre les grecs ont eu le temps de renforcer un peu, de renforcer Delphes en attendant l'arrivée des gaulois parce qu'ils savent que l'armée arrive et la bataille des Thermopyles a duré quelques semaines au moins, voire quelques mois. Et un des impacts de cette bataille justement c'est qu'on va passer d'une campagne qui s'est étendue sur l'été et sur l'automne à une campagne qui arrive dans la période de l'hiver et un hiver qui s'annonce particulièrement difficile. Du coup sur le chemin les celtes vont laisser, Brenos va laisser ses celtes piller le royaume de Phocides et les terres environnantes de Delphes jamais en cherchant à envahir des territoires ou à affronter des armées mais avec cette idée de permettre aux troupes de se ravitailler facilement avec les ressources sur place, remonter un peu le moral des soldats en leur permettant des combats faciles après le combat des Thermopyles et faire en sorte que le gros du ravitaillement qui arrive encore à leur arrivée, puisse aller aux wagons civils fil et suit plutôt qu'aux soldats qui eux se nourriront avec ce qu'ils font dans le pillage. Normalement on arrive dans une période où avec l'arrivée de l'hiver ce wagon de civils va être plutôt un handicap pour Brenos parce que ça va lui coûter une grande partie de ses ressources à la fois pour les protéger et pour les nourrir. Et pendant toute cette progression, comme j'ai dit, il n'y a aucune bataille notable et rien qui n'arrive à vraiment les arrêter mais ils vont subir beaucoup de harcèlement de la part des troupes fossiles et étholiennes. Et c'est là qu'on voit le convoi de civils pour forcer une partie de l'armée à surveiller l'arrière des troupes en continu. Donc malgré ça, Brenos parvient à arriver jusqu'à Delphes et est dans une situation plutôt avantageuse parce qu'il a une armée qui est plus de dix fois supérieure à celle des défenseurs selon les textes qu'on a. Et il sait qu'un Sicorius est en train d'essayer de le rejoindre autant que possible derrière avec un bon tiers des forces qui pourraient venir renforcer son armée. Donc Brenos va faire le siège de Delphes. Il commence par placer... C'est moins un siège qu'une attente parce qu'il continue d'espérer qu'un Sicorius puisse le rejoindre mais il sait qu'il ne peut pas se permettre non plus de patienter trop parce qu'en cas de siège, il est certain de perdre. Dans d'autres situations, ça aurait probablement été une bonne idée de se contenter de surveiller la cité de l'extérieur que sa position dans les montagnes est extrêmement bien défendue et difficile à atteindre. Et notamment le côté très incertain du terrain fait que c'est difficile de lancer une attaque organisée sur ses troupes. C'est Murail. Mais Brenos sait que son armée est dans un état fragile. Elle est uniquement motivée par le fait de pouvoir piller les richesses de la cité. Elle sait que sa dernière bataille avec les Grecs a été extrêmement coûteuse en vie et elle n'a pas forcément envie de recommencer. Elle sait qu'au niveau de la nourriture, ils sont très légers. Qu'avec l'arrivée de l'hiver, ça a pu être possible de piller tant que ça. Et du coup, Brenos sait que... S'il attend plus, non seulement il s'expose à une famine dans ses rangs mais en plus les désertions ne vont aller qu'en augmentant. Et du coup, on ne sait pas exactement si Asicorius a réussi à rejoindre l'armée la veille de la bataille mais a choisi de rester au camp pour le défendre et permettre à ses soldats de se reposer après plusieurs semaines de marche forcée ou s'il est arrivé immédiatement après la bataille mais globalement, de ce qu'on en voit, il n'a pas participé au combat lui-même. Et Brenos, lorsqu'il lance son armée au combat, rassemble une force de 65 000 guerriers celtes pour pouvoir affronter les Grecs. ... Donc on est à 65 000 guerriers celtes contre peut-être 4000 guerriers grecs. On le sache, plus des renforts venus de Phocide qui se sont dispersés en fait dans les reliefs autour de la cité pour pouvoir la protéger. Donc il lance son attaque sur plusieurs flancs à la fois pour profiter justement au maximum de sa large priorité numérique pour pouvoir submerger le défenseur même si la progression va être laborieuse. Alors l'attaque, en de meilleures circonstances, aurait probablement marché de façon très facile mais la météo va vraiment être un immense handicap pour les Grecs avec l'arrivée d'une tempête de... pour les celtes, pardon, avec l'arrivée d'une tempête de neige très peu de temps après le début des hostilités. Ce qui va avoir deux effets. Ça va rendre l'escalade encore plus laborieuse et permettre aux positions défensives Phocide, puis Delphes, d'être encore plus impactantes parce que du coup les celtes sont plus prontes à tomber pour leur progression et que ce soit... à cause d'une chute pendant la progression ou parce que les cadavres, après avoir été tués, les corps des celtes qui tombent vont emporter d'autres celtes en plus. Alors, le gros de ce que je décris à partir de maintenant c'est des récits qui ont été très amplifiés par les Grecs parce que c'est vraiment une bataille symbolique pour Delphes et du coup j'ai mis de côté tout ce qui était l'approche mythologique et j'essaye de sortir les éléments qui me semblent les plus probables de ces textes-là. Et l'autre point surtout, c'est qu'avec la neige, on a une immense perte de visibilité et notamment un peu de brouillard ce qui fait que les celtes vont très vite perdre conscience d'à quel point le reste... Enfin, ils vont se retrouver en petits groupes isolés sans forcément savoir à quel point le reste de l'armée s'en sort bien ou non. Et lorsque les celtes commencent à approcher les murailles, les forces étholiennes qui étaient en train de poursuivre Assicurius vont rattraper du coup le campement militaire et commencer à attaquer l'arrière des celtes ce qui va les faire paniquer et potentiellement supposer que une nouvelle alliance Hellenique qui est en train. Ça va créer une immense vague de panique parmi les celtes et autant qu'on puisse le savoir provoquer une déroute quasi instantanée où tout le monde va commencer à essayer de s'enfuir Braenys lui-même est blessé pendant le combat mais parvient à être évacué et c'est Asicorius qui prend le relais au niveau du commandement sur l'évacuation de la ville. Donc le siège de Delph autant qu'on le sache est en réalité un échec retentissant Braenys est blessé pendant la bataille mais a réussi à survivre mais il choisira à première vue le suicide alors selon les grecs il se serait suicidé en buvant du vin non coupé à l'os qui est mortel pour les barbares je suis très dubitatif de cette approche là il était probablement empoisonné. Soit c'est par honte de l'échec soit c'est pour éviter de tomber entre les mains des poursuivants grecs ou de ses anciens alliés qui pourraient être déplus de la tournure que prend l'expédition Asicorius va diriger une retraite désordonnée pour le reste des forces celtes qui n'arrivent pas à se reformer à se coordonner à cause du harcèlement permanent des grecs qui les poursuivent mais ils gardent malgré tout l'avantage du nombre qui fait que les grecs ne tenteront pas de bataille rangée contre les celtes pendant leur fuite ils vont se contenter de les... de les suivre puis d'attaquer le chariot des civils qui doit être abandonné s'il est que les civils rejoignent le reste des troupes à pied mais tout le pillage qu'ils avaient pu faire avant est perdu notamment au moment de passer les thermopiles où ils doivent essayer d'aller le plus vite possible. Et initialement l'objectif des celtes c'était de se regrouper en Thessalie pour pouvoir soit rejoindre la Macédoine soit repartir en Grèce mais entre-temps les Thessaliens ont eu le temps de se renforcer et à première vue une grosse partie des pluies arbres va se faire tailler en pièces pour l'armée thessalienne qui cherche justement à se venger de ce qui leur est arrivé lors du trajet allé de la grande expédition suite à ça le gros de l'armée finit par se dissoudre sous les pertes la famine et les désertions les récits de l'époque parlent de plus de 90% de pertes chez les celtes mais c'est très probable qu'une grosse partie de ces pertes soit des gens qui sont allés se disperser dans la population comme on a pu le voir dans d'autres cas. Donc ça va sûrement prendre certains d'entre vous voire en choquer certains que je parle ainsi d'une grosse défaite celte alors qu'on parle assez souvent de cet événement comme un succès dans lequel les celtes auraient pillé Delphes et rapporté une quantité d'or monstrueuse dans les territoires gaulois mais à première vue c'est un événement qui n'est rapporté quasiment qu'en France et tout le reste de tout le reste des sources que j'ai pu trouver s'accordent à dire qu'en réalité ça a été une défaite et on a déjà des sources à l'époque romaine qui remettent en doute cette hypothèse à première vue en fait tout ça ça vient d'une légende qui date des romains qui concerne l'or de Toulouse donc selon laquelle le siège de Delphes aurait permis le pillage du temple d'Apollon et le vol de tout l'or qui s'y trouvait pour être ramené jusqu'à Toulouse qui à l'époque est sous le contrôle du coup des vols. Donc selon les estimations ce serait 70 tonnes de métaux précieux qui auraient été ramenés que les romains ensuite sous le contrôle enfin que les romains des années ou des siècles plus tard auraient ensuite pillé sous la direction du proconsul romain Quintus Servius Capio et on sait que ce pillage a vraiment existé parce qu'on sait qu'après la prise de contrôle de Toulouse par les romains tout d'un coup les réserves d'or de Rome ont explosé. Et on sait que le premier tournage de Toulouse a été un événement de la vie de l'homme. Hum... Capio lui-même va finir par avoir en fait une grosse partie de cet or va être amené à Rome et une grosse partie va disparaître officiellement volé sur le trajet du retour mais ce vol va jouer en la défaveur de Capio que j'ai évoqué qui va se faire accuser d'avoir volé l'or perdre une grande bataille politique plus tard et être exécuté et du coup ça va amener tout ça à la légende de l'or de Toulouse qui serait un or qui aurait été maudit par Apollon pour provoquer la perte de tous ceux qui l'emportent et qui le convoitent. Mais déjà à l'époque romaine c'est une légende qui est remise en cause notamment par Posédonios d'Apame qui est un philosophe grec qui a fait un grand voyage en Gaule quelques années après la récupération de l'or par Capio donc déjà quelques années enfin quelques dizaines d'années après quelques centaines d'années pardon après le pillage de Delphes. Mais selon lui l'or qui aurait été pillé pour la répression ne serait pas un or qui viendrait de Delphes mais un or qui aurait été produit et amassé directement en Gaule son argument principal là-dessus c'est que le trésor est composé essentiellement de lingots d'or donc sous forme plus brute sous forme brute on parle des lingots gaulois pas des beaux lingots modernes alors que l'or de Delphes à première vue serait plus prédible enfin si ça avait été l'or de Delphes ça aurait été de belles statues de beaux bijoux de beaux ornements etc. mais pas juste des lingots d'or bruts ce qui est vraiment pas le style des grecs et plutôt quelque chose que les gaulois font on a en effet des traces archéologiques prouvées déjà à l'époque des romains et encore trouvées de façon plus moderne de lacs dans lesquels les gaulois des environs de Toulouse déposaient des lingots d'or en offrande aux dieux et on sait que c'est une région qui était déjà très riche justement. Donc c'est probablement plus cet or-là qui aurait été trouvé à Toulouse qu'un or qui viendrait d'ailleurs le deuxième argument c'est qu'on a trouvé il a trouvé aucun témoignage qui évoquerait le retour des volks jusque dans la Gaule et de fait les volks à première vue on va les rementionner plus tard mais ils se seraient plutôt installés au niveau du royaume de Tilis de Tilis. Et enfin, ça semble très probable. Que, alors qu'on sait que autant la bataille de Delphes on peut débattre de comment ça s'est terminé pour les habitants Delphes autant c'est certain que la fuite depuis Delphes vers les territoires celtes a été une immense déroute c'est très peu probable qu'ils auraient pu transporter 70 tonnes d'or avec eux et finir par l'abandonner que ce soit au moment du passage des thermopiles ou à vin pour pouvoir courir assez vite. Euh... Trabon donc il y a un autre historien romain reprend ses arguments et rajoute qu'en plus l'or justement l'or ne viendrait pas l'or qu'a ramené Capio ne venait pas uniquement des coffres de Toulouse mais qu'il aurait envoyé après en avoir entendu parler par les Gaulois il aurait envoyé ses légionnaires ratisser le fond de certains lacs aux alentours pour récupérer justement les lingots d'or fournis en offrande et que du coup c'était de l'or qui s'étalerait enfin ça aurait été des offrandes s'étalant sur plusieurs décennies voire plusieurs siècles plus les réserves d'or de Toulouse qui auraient été emportés, et notamment le grand temple de Tolosa à l'époque. Comme je l'ai dit, même d'un point de vue archéologique, on n'a pas de traces du retour des vols que jusqu'à la Gaule. Par contre, une hypothèse qui se fait de comment cette confusion a pu se faire, c'est qu'à peu près vers le moment où Breno se menait sa grande expédition vers la Grèce, il y a eu un autre gros mouvement, mais lui de migration et pas militaire, depuis les vols que de Bohème vers l'intérieur des territoires, vers l'ouest de l'Europe. Ce qui fait qu'il y a probablement eu un mouvement de vols à la fois pour la grande expédition et vers Toulouse, qui sont pas très proches de la Grèce, mais qui sont très proches de la Grèce. Ils se sont produits au même moment, mais c'était deux entités séparées qui se sont retrouvées fusionnées au moment où les gens répétaient les histoires, parce qu'ils voyaient juste deux noms similaires à peu près vers la même période, et du coup ils ont supposé que c'était les mêmes. Du coup, je fais un nouveau point digression avant de parler des conséquences de la grande expédition, parce que s'on est fini de la grande expédition en elle-même, toutes les forces, soit sont retournées en arrière, soit sont dispersées, soit sont installées. Donc je fais une petite digression vers la Trimarchisia, parce que ceux qui font Abbé Bross savent que c'est un terme qu'on utilise beaucoup, et qu'on essaye parfois de reproduire d'un point de vue militaire à l'échelle de l'infanterie, alors que c'est plutôt un truc de cavalerie. Mais du coup, là ici, je vous mets un extrait traduit du texte qui justement parle de la Trimarchisia qui aurait été observée à cette époque, et qui pareil est rapporté par un roman cinq siècles après que ça ait eu lieu, donc à prendre avec beaucoup de pincettes. Donc ce texte. Le relé. Lorsqu'un cavalier était blessé, un esclave ramenait le blessé au camp, tandis que l'autre prenait sa place dans les rangs. Son seul rapporteur, donc c'est Posanias que j'ai évoqué avant. Et qui donc est né 400 ans avant la grande expédition. L'origine du terme à première vue, c'est selon ses explications que « marca » serait le terme grec pour désigner le cheval, ou en tout cas un des termes grecs pour désigner le cheval, et que du coup « Trimarchisia » serait une manière de dire « trois chevaux ». Tel qu'il l'a décrit, on ne parle pas d'une formation conique avec le maître et ses deux esclaves qui le suivent directement au combat, mais plutôt d'une formation de cavalerie qui serait entièrement composée des maîtres, avec derrière une deuxième formation composée des esclaves qui viendraient combler les rangs au fur et à mesure que les maîtres sont obligés de le fuir. La manière dont Posanias l'a décrit, il compare cette manœuvre à celle des Immortels chez les Perses, dont vous avez peut-être déjà entendu parler, notamment pour la bataille de Thermopile ou à l'époque d'Alexandre le Grand, qui avait cette approche d'avoir une réserve d'Immortels qui, entre chaque combat, venait remplir les rangs des Immortels qui étaient tombés pour donner l'impression que l'unité était toujours à ses effectifs maximum et que les guerriers étaient immortels. Et donc là, l'idée serait, dans une approche plus en direct, de faire en sorte que les effectifs de la cavalerie soient toujours les mêmes, quelles que soient les pertes, pour donner l'impression que les combats ne les affectent pas et pour s'assurer d'avoir toujours sensiblement la même puissance de frappe. Donc on est vraiment sur une idée, par exemple, qui a 100 cavaliers gaulois qui chargent et 200 réservistes qui sont. Là pour combler les pertes au fur et à mesure qu'elles arrivent. Maintenant, on va passer aux conséquences et à l'héritage de cette grande expédition, et qui va notamment consister à voir un peu où les Celtes ont fui une fois que la grande expédition s'est terminée, ou alors où ils ont décidé d'aller une fois que l'épillage était fini. Comme je l'ai évoqué à plusieurs reprises, et comme il faut bien le voir, quand on parle des invasions celtes, on n'est vraiment pas dans l'approche d'une armée liée à une nation. Ce n'est pas comme par exemple si la France décide d'attaquer l'Allemagne, où on arrive sur le territoire, on se bat, une fois que la guerre est terminée, les troupes rentrent chez elles. Là, une grande partie des troupes est venue en emportant leur vie avec eux, que ce soit dans leur bagage ou leur famille, et du coup une armée qui est vaincue ne cherche pas à quitter le territoire pour rentrer chez elles à la fin de la campagne, mais va plutôt se retrouver en mode « si je ne suis pas loin de chez moi, je rentre, sinon si je vois un endroit qui est sympa, autant m'installer, et si j'arrive en étant supérieur en nombre aux gens qui sont déjà sur place, autant m'installer au-dessus d'eux. » Et comme justement on a ce côté, lorsqu'une armée gauloise est défaite, au lieu de repartir en groupe, elle éclate en plein de petits groupes. On a vraiment eu une dispersion des Celtes dans les régions grecques, balkanes, et même en Asie mineure, qui va se produire. Alors, d'abord on va parler un peu des conséquences pour les territoires envahis. On pourrait s'attendre du coup à ce que les Grecs se libèrent de la Macédoine réellement, dans le sens où la Grèce en est plus ou moins sortie, plus ou moins bien sortie dans les combats puisque l'armée celte n'a pas dépassé Delphe, et qu'elle a permis de donner aux Grecs un ennemi commun, tandis que la Macédoine s'est vraiment fait rouler dessus à deux reprises, a perdu son trésor, a perdu ses rois, etc. Mais de façon un peu surprenante, au final c'est pas ce qui va se produire, et c'est plus, Plutôt... C'est plutôt la Master One qui va bien s'en sortir, parce que ce vide de pouvoir... va permettre à un autre enfant de... De la grande famille des Diadocs, Antigone 2... de tirer son épingle du jeu en venant reprendre le contrôle de la Master One... qui lui avait échappé précédemment parce qu'il n'avait pas suffisamment de soutien... pour pouvoir former une armée assez puissante. Et notamment du coup... Une fois l'expédition terminée et une fois la mort de... Ptolémée Kergonos... arrivé jusqu'à ses oreilles... Antigone 2 revient en Macédoine... se fait soutenir par le général que j'avais évoqué précédemment... qui va le rejoindre et le soutenir. Et va réussir à... rassembler une armée qui va pouvoir repousser... les Celtes qui s'étaient installés en Macédoine. Comme je l'avais évoqué, une grosse partie des Celtes... avaient quitté l'armée celte... après la bataille des Thermopyles... et plusieurs d'entre eux sont restés en Macédoine... pour à la fois assurer le ravitaillement de l'armée qui continuait... et se tailler leur propre territoire. Alors, il a réussi à les battre... mais autant qu'on le sache, il n'a pas réussi à les battre... à la loyale. Son armée n'était vraiment pas assez grande pour ça. Selon les retours qu'on en a... mais maintenant séparer la légende de la réalité... est toujours un peu délicat. Ce qui se serait passé, c'est que plutôt que d'essayer d'affronter les Celtes... en bataille rangée... Antigone aurait fait croire aux émissaires gaulois... que son camp était très mal protégé... et qu'il y avait beaucoup de richesses à l'intérieur... et encore plus de richesses qui étaient contenues dans ses bateaux... parce qu'ils venaient d'arriver depuis... depuis le diadoc d'Asie mineure... vers la Grèce, vers la Macédoine... pour reprendre son territoire... et a du coup... tenté les Gaulois pour essayer de les pousser... à venir piller son camp la nuit pour pouvoir obtenir une victoire facile... ce qui a fini par marcher... et quand les Gaulois sont arrivés... dans le camp, ils étaient en effet très mal défendus... ils l'ont facilement envahi... puis ils sont partis vers les bateaux et ont commencé à... entrer dans les bateaux, à récupérer... le butin, etc. Et quand ils sont sortis des bateaux... désordonnés et chargés de butin, c'est là que la véritable armée d'Antigone... qui était cachée... dans les montagnes à ce moment-là... est sortie et les a attaqués alors qu'ils étaient complètement désordonnés... et incapables de se défendre. C'est une victoire plus glorieuse mais qui à première vue... a été vraiment marquante... et a permis d'infliger des pertes suffisamment lourdes aux Celtes... pour les pousser à abandonner le territoire... Donner à Antigone une légitimité qui lui permettra... de devenir le souverain de Macédoine... pendant environ 40 ans. Et dans cette phase de souveraineté à première vue... il obtient aussi un très gros contrôle sur une très grosse influence sur la Grèce... qui, tout en étant officiellement indépendante... va rester dans le chaperon macédonien sur toute cette période. En ce qui concerne la trace... Elle a été progressivement habitée par les peuples celtiques migrants... que ce soit pendant la période des proto-expéditions dont on avait déjà parlé... puis pendant la grande expédition lui-même. Pendant longtemps ce territoire va être sous le contrôle... de ce que les Grecs appellent les Galates... qui vont du coup gouverner la trace... jusqu'à ce qu'il y ait un soulèvement de trace... à cause de la manière dont les Gaulois les gouvernaient... qui selon les dires étaient trop brutales... qui vont finir par en reprendre le contrôle environ 150 ou 200 ans plus tard... mais dans cette période-là on peut notamment citer un peuple qui s'appelle les Serdis... qui se sont installés dans le territoire qui correspondrait à l'actuelle Bulgarie... et y ont bâti la ville de Serdika... avant de se diluer dans la population trace locale... et la cité de Serdika est restée un lieu assez important... puisqu'aujourd'hui la ville s'appelle Sofia... et c'est la capitale de la Bulgarie. Donc les Celtes ont bâti... les Gaulois ont bâti la capitale bulgare... Et ils ont bâti la ville de Serdika... et ils ont bâti la ville de Serdika... et ils ont bâti la ville de Serdika... et ils ont bâti la ville de Serdika... Qui lui a été justement un territoire... vraiment pris sous le contrôle des Celtes... sous la direction d'un chef de guerre nommé... Comtorius... a été une puissance militaire extrêmement forte sur place... et notamment une des choses qu'on pensait que ce royaume existait... et qu'il a perduré pendant environ 60 ans... c'est que Byzance a payé régulièrement un tribut assez fort... au royaume de Tilis... donc c'était des sommes très importantes... qui étaient données soit de façon complémentaire... soit au bout d'un moment... qui est même devenu un tribut régulier... pour s'assurer que ces forces n'arrivent pas jusqu'à Byzance... tout laisse indiquer que même si le royaume lui-même... occupe une surface assez petite... il avait une capacité militaire suffisamment impressionnante... pour que Byzance ait peur qu'il décide de traverser toute la trace... Et ce royaume du coup de Tilis... se maintiendra jusqu'en 212 avant notre ère... lorsque les traces vont là aussi se soulever pour finir par les renverser... mais ça aura quand même fait 60 ans de contrôle de la région... Ensuite on va traverser le détroit pour arriver en Asie mineure... Où là à première vue c'est pas juste des celtes... qui ont décidé de continuer à se balader... et d'arriver jusque là... c'est le roi de Bithynie Nicomède 1er... qui aurait engagé un gros régiment de celtes... à son service en tant que mercenaires... et du coup l'aurait fait traverser le Moyen-Orient... pour venir s'installer en Anatolie... Ils vont travailler comme mercenaires pour lui pendant un petit moment... mais au bout d'un moment ils semblent décider plutôt de prendre leur indépendance... et de... forcer les territoires alentours à leur payer un tribut... ce qui va devenir une nuisance suffisamment forte... pour qu'en 269 avant notre ère... un des rois nommé Antikos 1er... Antikos 1er... décide d'arriver sur place... et de massacrer les celtes qui s'y trouvent... À l'issue d'une bataille dite des éléphants... parce qu'il aurait utilisé 16 éléphants de guerre dans cette bataille... Alors ça ne... provoque pas la fin de la présence celte dans cette époque en fait... ça fait juste que les celtes au lieu de... d'essayer de... continuer à percevoir des tribus dans tout ce qui se passe autour... vont se rassembler et former un royaume appelé Galate... en référence justement... soit en référence au terme que les grecs donnaient... soit parce que le Moyen-Orient de l'époque... est globalement sous influence Grèce... et ils ont continué à les appeler comme ça une fois arrivés là... Ce royaume aussi appelé royaume de Galatie... va durer pendant longtemps... grâce à un mélange à la fois de puissance militaire et de diplomatie... notamment lorsque la Grèce va cesser de devenir la puissance majeure du territoire... au profit des Romains... les Galates vont accepter... la supériorité romaine... et se présenter comme leurs alliés plutôt sur le territoire... et du coup pendant... pendant plusieurs périodes... alors ils vont accepter le... pardon... ils vont accepter la domination romaine... enfin la puissance romaine... après s'être battu contre eux en 189 avant notre ère... dans ce que les Romains appellent les guerres galatiennes... mais ça fait que plus tard... lorsque les territoires aux alentours essaient de reprendre cette zone... ou lorsque les Galates décident d'aller un peu voir... à quel point ils peuvent s'installer ailleurs et se font repousser... les Cèles vont plusieurs fois recevoir le soutien des Romains... pour venir empêcher leur royaume de s'effondrer... en change du fait de rester leur influence sur le territoire... face aux grecs et face aux peuples locaux... Dans cette période de domination du coup Galate... une ville qui avait été initialement faite par les Hittites qui s'appelle Ansir... va devenir de plus en plus importante... et être de plus en plus mise en avant par les Galates eux-mêmes... et deviendra des centaines d'années plus tard Ankara... qui est l'actuelle capitale de la Turquie... qui elle aussi a été une grande ville... et qui elle aussi est devenue une grande ville... grâce à la présence des Celtes sur place... Alors le royaume Galate... va globalement perdurer à travers toute la période... antique... la période médiévale... même si le royaume n'existe plus... la région continuera à s'appeler la Galatie pendant encore très longtemps... et la dernière mention du royaume de Galatie... ça arrive en 1071 après Jésus-Christ justement... lorsque les Seljoukides vont prendre le contrôle de la région... donc c'est vraiment... un des termes celtes qui va perdurer le plus longtemps possible... si on met de côté les villes qu'ils ont construites qui sont restées après... Et que le royaume de Galatie va se construire... Au-delà du coup de ces royaumes qui ont été formés... on sait qu'il y a aussi beaucoup d'autres groupes de guerriers... qui ont continué à se répandre autour de la Méditerranée... pour faire du mercenariat... notamment plusieurs d'entre eux... plusieurs milliers d'entre eux vont se mettre à servir les diadocs d'Egypte... pendant environ un siècle... on a notamment une histoire de 4000 d'entre eux... qui auront été parqués sur une île... pour y mourir par Ptolémée II... parce que les Celtes commençaient à craindre que la... présentation de mercenaires celtes en Egypte... leur donne un peu des idées... et qu'ils décident d'essayer de se révolter... donc il les a parqués au milieu d'une île pour... pour s'en débarrasser... mais dans l'ensemble la grande expédition... c'est une très grande victoire... enfin c'est plutôt une victoire dans les Balkans... avec plusieurs royaumes qui ont essayé à durer longtemps... mais en ce qui concerne la Grèce elle-même... ça a été un immense échec militaire... toutefois cet échec n'a pas l'air d'avoir affecté la démographie... celte en Europe... ce qui semblerait aller avec cette idée de surpopulation locale... et du coup les royaumes sur place... n'ont pas souffert des plusieurs milliers de morts... de la grande expédition... Et au contraire, ça a permis aux celtes de continuer à se disperser et à influencer. C'est un peu le pourtour de la méditerranée. Et à influencer durablement sa géopolitique Notamment à travers les royaumes Galates, le royaume de Tilis Et la création de plusieurs des grandes capitales qui serviront encore pour les puissances suivantes Donc c'est la fin de ma présentation sur le sujet Et cette dernière diapo contient un peu toutes les sources que j'ai utilisées Qui peuvent être trouvées en ligne Comme d'habitude, je mettrai le powerpoint à disposition Et si jamais vous voulez vous renseigner un peu plus, vous pouvez trouver ici tout ce qu'il vous faut. Donc voilà, j'espère que ça vous a plu Et si vous avez des questions, n'hésitez pas Si vous voulez me lyncher parce que j'ai dit qu'on a perdu Delph Vous avez le droit aussi, mais n'empêche que c'est ce qui a l'air d'être vrai Bon. Sous-titrage ST' 501. Sous-titrage ST' 501. Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 dit qu'en illustration j'allais essayer. De voir si on n'avait pas trouvé... J'allais chercher des photos, ne serait-ce que d'ArmurCelt qui auraient été retrouvées, qui dateraient de là, et je n'ai vraiment rien trouvé à ce sujet. Ouais, ouais. Bon, après, c'est un autre sujet. C'est plus ou moins un sujet, mais... En fait, en étudiant un petit peu les casques et l'évolution des casques, on peut trouver quelques... Enfin, en tout cas, on peut suivre un petit peu l'évolution des... Pas de l'expédition spéciale, mais en tout cas des expansions de la culture des casques, en tout cas de l'évolution des casques dans les Balkans et un petit peu au nord de la Grèce. Mais c'est... Comme tu dis, il n'y a vraiment pas beaucoup de choses archéologiquement qu'on peut retrouver, malheureusement, Que l'on puisse trouver des réflexions. Ouais, et c'est... C'est... Je pense que c'est... J'ai quelques questions, mais... Bon, je laisse d'abord les autres se féliciter ou pas, d'ailleurs. Je ne sais pas. Oui, je voulais m'associer aux remarques et aux commentaires, et j'ai contribué également aux applaudissements. C'est vraiment très, très, très fouillé. J'ai beaucoup fait de découvertes alors que je pensais avoir un petit substrat sur le sujet. J'ai adoré aussi toutes ces expériences, ton analyse politique et économique à différents moments, et également tes capacités à pouvoir en faire sortir du domaine de mythologie et que le fait que en conquérant Delphes, ils deviennent fous à cause de l'or, pour avoir une chronologie plus en cohérence, je ne connaissais pas. Toutes ces détails de bataille. J'avais une petite remarque à propos des tectossages, et tu as utilisé un autre nom général d'un pro-consul pour la province de Lunarmonet qui voulait rechercher l'or de Delphes sur Toulouse. Pour moi, c'était A.N.O. Barbus. C'est un... Ou alors, on n'a pas la même façon prononcer la chose, je ne sais pas. Mais c'est un détail, franchement... Mais, dans ce que j'avais trouvé, il s'était présenté comme s'appelant Quintus Servillus Caripio. Bah voilà, donc moi... Oui, parce qu'il y a une Uberbus, c'est aux alentours de, je dirais, moins 100. C'est-à-dire que... Voilà. Donc, après les guerres piques, donc moins 125. Et donc, du coup, j'ai pas bien compris comment, même mythologiquement, l'heure de Delphes a pu se projeter sur Toulouse. Dans ce qui m'avait été présenté, dans ce que je croyais connaître, c'était qu'une partie des troupes a été retournée sur Toulouse. Et comme c'est une coalition où il y avait des Toulousains, donc c'était des tectosages. Voilà. Mais j'ai pas bien compris cette partie-là. Est-ce que peut-être tu pourrais nous. En dire un peu plus ? Bah, globalement, justement, en fait, ce qu'il disait, c'était Quintus Servius Caepio, quand il est arrivé sur Toulouse et qu'il a commencé à piller tout ça, quand il est revenu à Rome, il a expliqué que l'or, à première vue, venait du pillage de Delphes qui avait eu lieu longtemps avant et il a trouvé certaines sources qui parlaient justement du peuple des Volc-Tectosages qui auraient été à Delphes, puis qui... En fait, il y avait des Volc-Tectosages dans la région de Toulouse quand il est arrivé et il y en avait dans les textes qui parlaient de l'expédition de Delphes. Et du coup, il en était déduit que c'était eux qui avaient pris l'or de Delphes et qu'ils l'avaient ramené à Toulouse. Sauf que, lorsque d'autres se sont penchés sur la question, ils ont fait remarquer que géographiquement parlant, il n'y avait quasiment aucune chance que les Volc qui sont partis dans la grande expédition soient ensuite revenus à Toulouse et que l'or trouvé sur place ne ressemble pas à celui de Delphes. Donc, c'est probable qu'en fait, c'était une confusion à cause d'un groupe de Volc qui serait parti vers Toulouse et d'un groupe de Volc qui serait parti vers Delphes. Mais à première vue, c'est l'existence de cette légende qui s'est un peu maintenue dans le territoire de la France actuelle et notamment parmi les locaux de Toulouse, qui s'est maintenue et qui a été un peu, on va dire, l'affaireté locale de « on a envahi Delphes ». Du coup, c'est ce qui fait que quand je faisais mes recherches, en fait, j'ai eu un gros moment d'hésitation parce que souvent, quand j'ouvrais un article en cliquant sur Wikipédia, quand je regardais la version française de certains articles, ça parlait « machin machin qui a envahi Delphes » et quand je prenais la version anglaise, ça disait « machin machin qui a perdu. Delphes ». Et pareil, même sur les autres textes, souvent, les textes français ont tendance à dire qu'on a gagné le combat à Delphes, tandis que les textes grecs, latins et anglophones pour le plus récent ont tendance à dire. « machin machin ! ». Et ça, c'est un des raisons, dont je pense que c'est très important. Oui, oui, oui... Le vérité est entre les deux, ils ont morflé, et s'ils s'en sont sortis, c'était radicule, quoi. Ben, c'est ça, disons, les différences d'effectifs annoncées font que même avec le soutien de la Géographie et autres, ils s'en sont vraiment, c'est certain qu'ils s'en sont sortis vraiment à rien du tout, et probablement plus, sur un souci de morale que sur un souci de capacité militaire à envahir Delphes. Mais potentiellement, peut-être qu'ils sont entrés dans la ville, et qu'ils ont fui immédiatement après quand le reste de l'armée étholienne est arrivée. Mais en tout cas, ce qu'ils ont pu prendre, ne leur a pas profité. En tout cas, super bravo, je peux te dire que c'est la présentation la plus fouillée qu'on ait pu avoir à écouter depuis tant d'années. Tu as fait un travail, ben non, mais ce n'est pas pour tirer les brogues, tu as fait un travail, c'est très très compliqué. Est-ce que tu peux nous expliquer ? Je pense que tu as fait parce que tu as lu plein de choses différentes, tu as réussi à faire la synthèse, et à le rendre accessible, tu as fait ce travail de vulgarisation. Alors, je mets des parenthèses, parce que tu t'adresses à quand même des gens qui savent de quoi on parle, tu n'as pas besoin de redéfinir ce que c'est qu'un celtes, par exemple. Mais vraiment, c'est assez impressionnant, surtout que c'est extrêmement, extrêmement complexe. Oui. Je ne retiendrai pas tout, je te le dis tout de suite, parce que, en tout cas, ce que j'ai retenu, c'est que c'est vachement compliqué. Et multifactoriel. Justement, c'est un truc que j'avais mentionné rapidement sur Discord, mais qui, je l'avoue, m'a beaucoup aidé. Avec toute l'hostilité que j'ai par ailleurs pour son créateur, Grokypédia m'a beaucoup aidé là-dessus. Parce que, justement, Grokypédia a fait ce côté de... Alors, j'ai eu plein de sources autour que j'ai mentionnées, mais Grokypédia a vraiment eu ce côté j'accumule tous les textes et je fais un texte de résumé de la période de Brenos, qui était assez poussé, même s'il a fallu que je fasse le tri dedans après coup. Et le gros avantage, c'est que Grox sert aussi directement des textes grecs pour son analyse. Et il y a plusieurs cas, en fait, où je voyais écrit quelque chose, je cliquais sur la source, je récupérais le texte grec, et je le passais dans Google Trad pour voir de quoi ça parlait. C'est là que j'ai vu les années... Oh putain ! Les prisonniers... Ah oui, tiens, j'avais une petite anecdote à partager avec vous. Tu as parlé des Galates, et tu as dit qu'il restait peu de choses des Galates, je ne sais plus, à part les villes, quand même, qu'ils ont fondées. Et il reste un mot, en fait, en turc, que les intéressés du foot connaissent. Galatesaray ! C'est le club turc Galatesaray, voilà. Voilà, c'était la petite anecdote du soir, bonsoir. Mais typiquement, voilà, c'est ça, c'est la page de groc, et il y a certains des points où quand je cliquais, je pouvais tomber sur des morceaux où ils prenaient, par exemple, là... Je ne sais pas si, là, j'en ai pris un bon... Non, celui-là, il est bien. Mais il y a des moments comme ça, où je suis en cliqué pour voir les sources, j'avais juste un pavé de textes en latin, Et du coup j'ai rembondi sur une autre. En plus, j'allais chercher, euh... Chapitre 24, je prenais mon chapitre 24, je le passais dans Google Trade et je voyais de quoi ça parlait pour éviter de juste balancer, en faisant confiance à groc. Parce que c'était assez fourni. Alors, groc, excuse-moi, je suis une petite digression, groc, c'est le truc de... de Nenmasque, là ? Comme beaucoup de... Alors, je vais me permettre de faire un peu de politique, mais si on a dit qu'on faisait pas de politique, comme beaucoup de conservateurs d'extrême droite qui n'aiment pas laisser la parole aux autres, trouvent que Wikipédia est profondément woke et biaisé vers la gauche parce qu'ils disent la vérité, et du coup a décidé de créer sa propre version de Wikipédia, à savoir Groquipédia, avec l'idée de faire un wiki qui n'est pas à la main de n'importe qui qui veut rajouter son article, mais contrôlé entièrement par les IA qui fouillent tous les textes pour créer des articles sur tout. Là, par exemple, normalement, je peux voir quelque part, je crois que c'est vers le haut, où ça me dit, c'est ça, que Wikipédia a recontrôlé il y a trois mois que tout ce qu'il disait était encore juste. Donc sur des trucs neutres, on va dire, c'est assez intéressant, surtout sur ce qui est vieux, parce que généralement c'est des textes qui ne changent plus trop, et du coup, là ici, ça me permet d'avoir des trucs bien. Si c'est des informations récentes que vous cherchez, Les derniers mois ont montré que Grock peut changer d'avis sur un sujet extrêmement vite si jamais Musk est blessé dans son orgueil et demande de changer quelques points. Donc sur un sujet d'histoire antique, c'est bien. Si ce qui vous intéresse, par exemple, c'est les politiques dans la période de l'esclavage en Amérique, je pense que le biais va être non négligeable. Non, mais il y a 10 psys pour ça. Il y avait d'autres questions, d'autres interventions, peut-être ? Marie ? Oui, j'aimerais revenir un peu à la genèse de tout ça. Donc il y a eu trois groupes principaux qui se sont formés. Est-ce que... Alors peut-être que tu l'as dit, mais je ne sais pas bien. Oui, c'était extrêmement dense. Est-ce qu'on a une information sur... Enfin, est-ce qu'on sait à peu près si ces groupes se sont formés ? Est-ce qu'ils se sont formés de façon spontanée ? Si c'était une alliance qui était construite de façon contractuelle ? Est-ce qu'on a des indices sur... Comment... Parce qu'en fait, ce sont trois groupes armés qui étaient plus ou moins organisés. Tu disais qu'ils communiquaient entre eux. En tout cas, on se tenait au courant de ce qui se passait. Oui. Du coup, ça avait l'air plus ou moins organisé, cette histoire de tel groupe va en Turquie, tel groupe va dans le Sud, tel groupe va agresser... la Macédoine. Euh... enfin d'Iry, tout ça est-ce que c'est Brenos qui a motivé les gens à partir dans l'expédition et à former l'expédition donc c'est probable qu'à partir de là les gens se sont dit j'y vais ou j'y vais pas et que les chefs ont choisi soit de rejoindre Brenos soit de se dire je suis assez fort pour faire ma propre expédition maintenant je pense qu'on est plus dans un cas de voilà le gâteau, je prends cette part alors moi je prends cette part qu'il faut qu'on attaque sous trois fronts à la fois pour pouvoir diviser les forces. Ok, en fait, il y a deux hypothèses. Soit c'est le gros gâteau Grèce plus Turquie. C'est-à-dire l'Europe centrale qui est le gros gâteau à partager. Soit c'est une revue plus ou moins stratégique où on va faire ça en même temps. Du coup, ça va nous permettre d'aller dans le sud. Du coup, ça va nous permettre de prendre ça. Pour moi, le fait que Bolgios soit juste rentré chez lui après ses victoires en Macédoine, alors qu'il avait encore une grosse armée, à première vue pas trop blessée, va plutôt dans l'idée que c'était juste trois... Enfin, trois groupes venus se partager le gâteau. Parce que s'il avait eu quelque chose de vraiment coordonné, vu que Breno s'arrivait immédiatement derrière, il serait probablement plus resté sur place pour fusionner les forces avec lui, je serais tenté de dire. Ouais, je comprends, ouais. D'accord. En fait, c'est vraiment l'armée de Bolgios qui est la seule qui me donne un peu une idée de ce qui se passe. Parce que justement, on sait que Breno s'était frustré que Bolgios soit parti. Il y a des textes qui disent que Breno s'était frustré que Bolgios soit parti. Donc ça suppose, justement, c'est de là que je tire le fait qu'il savait probablement à peu près ce qui se passait. Et que... ils ont pas. A ou B.I. les ont vusout. Ouais j'vois ouais, j'comprends. Mais en fait, le fait que les forces ne se croisent jamais, excepté au moment où elles repartent, va pour moi dans le sens du fait que c'est trois organisations séparées et pas une idée globale de on se répand dans les Balkans et ensuite on focus sur la Grèce. Ouais ouais j'vois. Ok. 2-3 questions ? Bah du coup je vais arrêter l'enregistrement.